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Guinée : levée de boucliers contre le chef de la junte !!!

La nouvelle constitution est-elle taillée à la mesure du chef de la junte haut de ses deux mètres ?

En tout cas, c’est l’avis de l’opposition et des activistes de la société civile qui estime que la nouvelle constitution est taillée à la mesure de Mamadi Doumbouya.

Pour preuve argumente l’opposition guinéenne et activistes de la société civile, le mandat est passe de cinq ans contrairement aux autres pays africains à sept pour permettre au chef de la junte de se maintenir indéfiniment au pouvoir, fulmine l’opposition.

La Loi sur la double nationalité a sauté  pour permettre également au chef de la junte qui a la double nationalité Franco-guinéenne de se présenter aux élections. Le père de l’indépendance guinéenne, Ahmed Sékou Touré doit se remuer dans sa tombe à l’adoption de cette disposition de la Loi.

De très grandes faveurs accordées aux anciens Président pour assurer la tranquillité au chef de la junte, est également dénoncé par les opposants. Ce n’est pas tout car de nombreux articles sont considérés comme du copier-coller. Des emprunts dans les constitutions des pays de la sous-région, mais qui n’ont aucun lien avec les réalités guinéennes, argumente l’opposition.

Pour le  Forum des forces vives, aucune disposition n’est prise pour vulgariser cette nouvelle Constitution d’autant plus que avec du copier-coller, les membres du gouvernement qui sont appelés à vulgariser la nouvelle constitution ne comprennent pas eux-mêmes la nouvelle constitution qui est pleine de couacs.

En outre argumente la société civile, aucun membre du gouvernement ou du machin CNRD n’a lu cette constitution pour comprendre et être en mesure d’expliquer aux Guinéens.

Que dire du processus électoral ? Pour l’opposition qui a participé à plusieurs joutes électorales sous le régime du Général Lansana Conté et de l’opposant historique Alpha Condé considéré comme responsable de la nouvelle donne pour avoir tripatouiller la constitution pour s’offrir un troisième mandat, la junte n’est pas prête pour organiser le référendum en septembre prochain.

L’autre grief formulé par les activistes de la société civile, c’est l’Etat les caisses  sont vides. Une situation consécutive aux scandales financiers à répétition au sein de la Banque Centrale. La Guinée pour les activistes de la société civile n’a pas d’argent pour financer l’organisation des élections à la date indiquée.  Une plainte est même en gestation contre la nouvelle constitution.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, l’opposition et activistes de la société civile considèrent que cette nouvelle constitution est bonne pour la poubelle. Elles rejettent catégoriquement le travail qu’il qualifie de prouesse de Dr Dansa Kourouma pour plaire au chef de la junte qu’à une Constitution qui ressemble et rassemble tous les Guinéens.

 

Mohamed SOUMAH