L’homme politique américain d’origine Britannique, Thomas Jefferson, principal rédacteur de la Déclaration d’indépendance des États-Unis en 1776 et troisième président des États-Unis de 1801 à 1809 avait souligné avec force que : « le droit de critiquer et de contester est le fondement de toute démocratie. ».
Il semble avoir compris ce qu’il disait même si en Guinée, le droit de critiquer reste un délit. Le chef de la junte reste le seul maitre à bord du navire Guinée. N’en déplaise aux détracteurs.
Faute de combattants donc, l’administration était seul sur le terrain avec des espèces sonnantes et trébuchantes du contribuable guinéen. Elle aura mené la campagne référendaire de bout en bout. Des voyages à travers tout le pays pour dit-on expliquer la nouvelle constitution auront quand même un côté positif : montrer aux Guinéens et au monde entier, l’état des routes, au-delà des discours officiels dans les salons et Hôtels de Conakry. A travers des images parfois publiées par les Ministres et les soutiens du chef de la junte, les Guinéens ont fini par découvrir le mensonge d’Etat qui donnait une palme d’Or au chef de la Junte Mamadi Doubouya pour avoir réalisé plus de deux mille km de route. Les Guinéens n’ont qu’à beau chercher les 2.000.000 km de route réalisée, seul l’administration pourra dire avec exactitude où se trouverait les routes bitumées. Ce, de Conakry à Yomou.
Qu’à cela ne tienne, la Direction Générale des Élections, seule maitre à bord a publié un communiqué mardi 16 septembre 2025 pour siffler la fin de la récréation pardon, la fin de la campagne pour le référendum prévu le 21 septembre.
La direction invite les médias publics et privés à cesser toute diffusion de messages et de spots de campagne dès le jeudi 18 septembre, date officielle de la clôture de la campagne.
La direction demande de poursuivre leur mission d’information dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie. Soit.
La société civile est appelée à faire preuve de responsabilité et de retenue à l’issue de la campagne.
Quant aux formations politiques, les grands oubliés, la direction demande aux partis politiques au même titre que les acteurs sociaux à s’abstenir de toute activité de propagande et à privilégier un climat de paix et de sérénité.
Mais ce n’est pas tout car la DGE réaffirme dans son communiqué qu’elle compte sur les forces de défense et de sécurité pour faire respecter les dispositions et à garantir un scrutin transparent, inclusif et crédible, conformément aux textes en vigueur. Ce qui est bien dit.
Mohamed SOUMAH
