C’est désormais officiel. Et c’est désormais, il était une fois la société Guinea Alumina Corporation, la filiale d’exploitation de bauxite d’Emirates Global Aluminium dans les mines guinéennes. Ainsi en a décidé le chef de la junte, Mamadi Doumbouya qui a décidé de passer à la vitesse supérieure pour que la France ait sa part de gâteau dans les riches mines de la Guinée.
Pour lier l’utile à l’agréable, un français vient d’être bombardé à la tête de ce grand projet. Dans les médias français, l’heure est à la propagande et il est clairement mentionné : ‘’ En Guinée, le gouvernement a choisi de se faire accompagner par le groupe français de conseil et d’ingénierie de la construction Egis pour le projet d’exploitation du minerai de fer de Simandou. L’accord qui lie les deux parties a été signé mercredi 8 février à Conakry’’. Pourtant ce français qui doit accompagné le gouvernement est bien connu dans les mines africaines.
En République Démocratique du Congo, notamment. Il est connu dans les mines ensanglantée du continent où la transparence reste un crime. C’est un français qui est nommé ingénieur-conseil pour le projet de fer Simandou. Pour le plus grand malheur de la Guinée et des Guinéens.
Toujours dans les Média français en ordre de bataille dans la propagande pour faire comprendre aux Guinéens que c’est le bon choix, Arnaud de Rugy, directeur régional Afrique d’Egis a notamment déclaré : « Nous aurons à cœur d’assurer le bon équilibre entre le développement socio-économique majeur du pays engendré par un tel projet, et les exigences techniques, environnementales et de bonnes gouvernances les plus strictes »
Pour le développement de ce gigantesque projet, la France doit avoir sa part de gâteau. N’en déplaise à GAC et ses recours judiciaires contre le gouvernement guinéen pour rupture abusive de contrat.
Dans les débats en Guinée, le chef de la junte Mamadi Doumbouya est accusé à tort ou à raison d’offrir la Guinée pied et main liés à la France. Ce qui n’est jamais arrivée dans l’histoire de la Guinée, notamment depuis la rupture avec le colon français le 28 septembre 1958.
Il est vrai que la société GAC n’a pas respecté ses engagements dans le cadre de la construction d’une raffinerie d’aluminium en Guinée.
Mais les investissements restent considérables sur le terrain. Il en est de même que des milliers de travailleurs qui sont restés sur le carreau.
La façon rocambolesque avec laquelle la société Emiratie a été jetée dehors interroge les Guinéens. Même si le chef de la junte a décidé autrement.
Il reste maintenant à savoir si la France va construire une raffinerie d’aluminium que la société GAC n’a pu réaliser en Guinée.
En tout cas si c’est cela le problème, la France doit construire une raffinerie pour montrer aux Guinéens qu’elle est plus efficace que GAC.
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