En proclamant, lundi 22 septembre, les résultats partiels provisoires du scrutin du dimanche, la directrice générale des élections, Djenab Touré, a donné des chiffres qui suscitent interrogation, même chez les non-mathématiciens.

Selon elle, le nombre d’électeurs inscrits s’élève à 6 768 458. Sur ce total, 4 768 458 auraient voté, soit un taux de participation réel de 71,3 %. Pourtant, la même responsable a annoncé un taux de participation de 91,4 %, une contradiction qui n’a pas échappé aux observateurs et citoyens ayant pris la peine de refaire les calculs.
Cette incohérence chiffrée jette un flou sur la crédibilité de l’annonce initiale. Beaucoup estiment que Mme Touré aurait dû vérifier ses propres données avant de « passer le relais » à son ministre de tutelle, le général Ibrahim Kalil Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
C’est en effet ce dernier qui a livré les résultats provisoires globaux du référendum, déclarant la victoire du « oui » avec 84,2 % des suffrages. Une annonce qui laisse penser que le ministre a, entre-temps, corrigé ou « ajusté » les chiffres avancés par la directrice des élections.
Il appartiendra désormais à la Cour suprême de trancher et de finaliser ce processus électoral marqué par les « acrobaties statistiques » de Djenab Touré.
Alkhaly Condé