Enseignement supérieur : une rentrée académique sous le signe de la contestation
Dans le cadre des préparatifs de la rentrée universitaire 2025-2026, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, a réuni mardi la Conférence des recteurs et directeurs généraux des institutions d’enseignement supérieur de Guinée.
Objectif affiché : harmoniser les démarches afin de garantir une rentrée fluide et conforme aux priorités stratégiques du secteur, selon une note officielle de la cellule de communication.
Des réformes en marche
Au cœur des discussions figuraient plusieurs points jugés essentiels. Les membres de la CRDG ont d’abord examiné différentes propositions de dates pour l’ouverture officielle des cours, dans le but de synchroniser le calendrier universitaire sur l’ensemble du territoire.
La réunion a également mis l’accent sur la mise en œuvre des plateformes numériques PLUDOC et Parcoursup Guinée, considérées comme des outils majeurs de la transformation digitale du secteur. Ces dispositifs devraient faciliter la gestion documentaire et surtout l’orientation des nouveaux bacheliers.
Autre sujet abordé : l’accueil et l’intégration des nouveaux docteurs issus du recrutement massif de 2025. Leur arrivée dans les universités est perçue comme un levier stratégique pour renforcer le corps professoral et dynamiser la recherche scientifique.
Une orientation contestée
Cependant, derrière les annonces officielles, la rentrée se prépare dans un climat de contestation. L’orientation des nouveaux bacheliers soulève de vives inquiétudes. De nombreux étudiants issus des filières scientifiques (mathématiques et expérimentales) se retrouvent affectés en lettres, tandis que des bacheliers littéraires sont envoyés vers des filières techniques.
Plus préoccupant encore, certains candidats affirment avoir été orientés vers des parcours qu’ils n’avaient jamais choisis. Une situation qui plonge les futurs étudiants et leurs parents dans un profond désarroi.
Une question passée sous silence
Malgré l’ampleur des protestations, la rencontre du collège des recteurs et directeurs généraux a soigneusement évité d’aborder cette question cruciale. Un silence qui alimente la frustration des familles concernées, à quelques semaines seulement du démarrage des cours.
Alors que le ministère met en avant la modernisation et la digitalisation du système universitaire, les étudiants, eux, redoutent de commencer l’année dans des conditions qui ne correspondent ni à leurs choix ni à leurs aspirations.
Alkhaly Condé
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