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Présidentielle en Guinée : il faut un financement de 40 millions dollars (Ousmane Gaoual Diallo)

Il est vrai que pour le référendum, les partenaires au développement n’ont pas voulu s’associer à la farce de la junte. La communauté internationale n’a pas mis la main à la poche.

Seulement voilà, pour la junte, cette situation est anormale et il faut prendre sa revanche.

Ainsi, le ministre porte-parole du Gouvernement, le très controversé Ousmane Gaoual Diallo a pris la parole ce dimanche pour vanter les mérites de ce qu’il a appelé l’État guinéen. Un Etat selon le Ministre des Transports qui n’a pas besoin d’aide extérieure pour financer ses élections.

Les morceaux des déclarations du porte-parole du gouvernement ont été choisi par votre quotidien en ligne Guineelive.

Lisez plutôt : « Il ne fait l’objet d’aucun doute que notre pays a pris un autre chemin quant à la réappropriation de son destin, même électoral. On ne peut pas être un pays connu pour son nationalisme et sa volonté d’affirmation, et ne pas pouvoir assumer les fondamentaux de notre souveraineté en finançant les élections. Le président a toujours eu cette lecture : il n’y a pas d’ambiguïté sur la volonté de notre pays de prendre en charge toutes ses élections. On n’a jamais dit qu’on ne veut pas d’assistance, mais cette assistance n’est pas financière.

Le fait que la CEDEAO ou l’Union africaine envoient des observateurs pour contribuer à la transparence du scrutin est déjà une forme d’appui. Mais il n’est pas question qu’un pays amène de l’argent pour financer notre élection. C’est un espace de souveraineté que nous devons assumer…

Il y a eu des offres, mais ça n’a jamais été notre chemin. La CEDEAO s’était engagée à financer une partie du référendum, mais cela n’a jamais été revendiqué par le gouvernement. C’est plutôt une bonne chose. Tous les pays africains devraient s’inspirer de cette démarche pour apprendre à assumer leur statut de nations indépendantes, notamment en finançant leurs propres élections ».

Plus loin, le ministre porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo a estimé à plus de 40 millions de dollars le coût pour l’organisation des élections.

Ce qui est bien dit. Il reste maintenant à savoir comment les 40 millions de dollars seront mobilisés.

Pour qui connait l’état de la Banque Centrale de la République de Guinée en lambeau, la planche à billet à ciel ouvert et la banqueroute des banques primaires en cours, il y a de quoi être inquiété pour les Guinéens et pour les prochains jours.

Pour le reste, le Ministre des Transports a laissé enttendre que c’est Cellou Dalein Diallo qui ne participera pas aux élections, mais pas l’UFDG. Ce qu’il n’a pas dit, c’est le nom du candidat de l’UFDG à la présidentielle.

Ousmane Cissé