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Yomou : 104 enseignants manquent à l’appel et 4. 713 tables-bancs

Conakry, la capitale guinéenne est curieusement devenue le chantre des promesses et autres slogans et discours creux.

Pour le dire en un mot comme en mille, si ce sont les slogans, discours creux et la propagande qui développaient un pays, la Guinée allait être les Etats-Unis de l’Afrique en terme de développement et de bien-être.

Le syndicat des enseignants depuis plusieurs années tire la sonnette d’alarme sur le fait que ce sont des écoles de Conakry et ses environs

qui ont le privilège d’avoir quelques enseignants.

Le pays profond manque cruellement d’enseignants et les écoles sont presque toutes en lambeau. Des écoles qui manquent de tout avec des élèves qui s’asseyent à même le sol.

Pour aborder cette situation dans le même sens que le syndicat, un responsable de l’éducation en la personne du Directeur préfectoral de l’éducation de Yomou a pris son courage avec les deux mains pour parler de la réalité de l’école guinéenne dans sa zone.

Ce que les autres responsables du système éducatif guinéen ne font pas par peur de perdre leur poste.

Situer à plus de 1060 km de Conakry la capitale, la préfecture de Yomou manque presque de tout. Il est vrai que la préfecture compte plus de 317. 000 élèves. Mais l’encadrement de ces apprenants n’est pas chose aisée et pour cause.

Selon le DPE, Fassou Pé Loua qui était l’Invité de la radio Nationale lundi 13 octobre 2025, la préfecture de Yomou a un besoin d’au moins 104 enseignants. Ce n’est pas tout car comme le rapporte les réseaux sociaux, 4.713 tables-bancs manquent également à l’appel.

Sans compter les besoins en constructions, en reconstruction et l’extension des écoles dans cette préfecture qui manque de tout.

A n’en pas douter, ce qui se passe à Yomou semble être la réalité dans presque toutes les préfectures.

Au-delà des discours de ‘‘refondation’’ distillé çà et là à Conakry, le Ministre de l’éducation nationale sur la photo devrait parler aux Guinéens à visage découvert pour que l’on sache la réalité de l’école guinéenne.

Yomou est un exemple parmi tant d’autres.

Si les autres directeurs préfectoraux de l’éducation pouvaient faire comme M. Loua, les autorités de la junte allaient savoir que les slogans et discours creux de refondation ne construisent pas la Guinée. Au contraire.

Avec l’éducation qui reste le cadet des soucis des dirigeants, il ne sera pas exagéré de dire que l’avenir de la Guinée est compromis. Qu’on se le tienne pour dit.

 

Mohamed SOUMAH