Le Général Mamadi Doumbouya a fixé par Décret la date de la tenue de l‘élection présidentielle. Ce, après une forte mobilisation des Ministres, toute l’administration et les soutiens du régime pour dit-on vulgariser la nouvelle constitution. Ce, à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes du contribuable Guinéen. Qu’à cela ne tienne, il n’est pas certain que Mamadi Doumbouya ait lui-même lu la Nouvelle Constitution qui lui avait été soumise au référendum.
Il en est de même que les Ministres, l’administration et les soutiens de Mamadi Doumbouya qui ne semblent pas avoir lu la nouvelle constitution ou n’ont rien compris du texte qui pose plus de problèmes qu’il n’en résout.
Des problèmes et non des moindres se posent avec acuité. Au point qu’il sera difficile pour les politiques et candidats indépendants d’être candidat avec cette Nouvelle Constitution.
La Loi sur le code électoral pose assez de problèmes, renseigne des juristes avertis.
En tout cas, le Conseil National de la Transition piloté par Dansa Kourouma, contrairement aux slogans ‘’ une Constitution qui nous ressemble et nous rassemble’’ en voulant aider son mentor à plutôt créer des problèmes dans la nouvelle constitution qui divise plus qu’elle ne rassemble.
Ceux qui peuvent remplir les conditions posées par la Nouvelle Constitution, notamment la Loi électorale pour être candidat ne sont guère nombreux pour ne pas dire inexistants.
En effet, les dispositions de cette Loi à la Dansa Kourouma stipulent que les candidats devraient être parrainés par des élus locaux. Et patatras puisque, la Guinée ne possède pas d’élus locaux et pour cause. Contrairement aux promesses du Général Mamadi Doubouya qui affirmait que les élections commencent par le bas vers là-haut en organisation d’abord des élections locales, législatives puis la présidentielle, rien de tout ça.
Certes Dansa et compagnons ont fabriqué une nouvelle Constitution pour les besoins de la cause, mais où Dansa va fabriquer les élus locaux pour parrainer les candidatures ? C’est toute la question.
Et même si des Hommes de droits proches du régime rivalisent d’ardeur, d’ingéniosité et de combattivité pour mettre les pendules à l’heure, il sera très difficile d’inventer la Loi. Le texte de la nouvelle constitution adopté par référendum divise les juristes parce que plein de contradictions. Ils sont nombreux les Guinéens qui se demandent si cette Nouvelle Constitution avait été élaborée par des intellectuels au vrai sens du terme.
Dansa Kourouma et cie avaient mentionné la candidature indépendante comme une nouveauté de leur Constitution. Seulement voilà, ils se sont pris aux pièges qui ne permettent pas aux candidats indépendants de se présenter aux élections sans être en porte à faux avec la nouvelle Loi électorale.
Cerise sur le gâteau pour les détracteurs du chef de la junte, le texte a été tellement photocopier et distribuer qu’il se trouve partout. Au point que les vendeurs de gâteau et de cacahuètes s’en servent maintenant pour mettre leurs marchandises à vendre…
Impossible de changer ou modifier puisque les Guinéens qui le souhaitaient ont tous la Nouvelle Constitution à la maison ou au bureau.
L’autre piège tendue par la Direction Général des Elections, c’est le montant de la caution et des frais de campagne.
Des montants à justifier fixés successivement à 900 millions GNF soit plus de 900.000 euros et 40 milliards, soit 4 millions d’euros.
A ce niveau, il est à se demander si dans les pays de la zone Euros, les candidats dépensent autant d’argent pour être candidat aux élections nationales.
Dansa Kourouma et ses compagnons du Conseil National de la Transition ne semblent pas avoir rendu du bon service au Général. D’autant plus que ceux qui se sont déclarés candidats pour la présidentielle se sont rendus à l’évidence. Après avoir reçu des conseils par des juristes avertis sur les problèmes qui ne leur permette pas de réunir toutes les conditions pour être candidat. Ces candidats ont tout simplement renoncé à être candidat.
Certes, d’autres candidats déclarés comme Lansana Kouyaté et Dr Ousmane Kaba n’ont pas encore désisté, mais ils se demandent par quelles acrobaties, ils passeront pour être en phase avec la Loi électorale édictée dans la nouvelle Constitution.
Selon de nombreuses indiscrétions, Mamadi Doumbouya et les siens cherchent actuellement des voies et moyens pour annoncer un report. Mais le problème qui taraude les esprits du chef et de ses soutiens, c’est comment faire une vraie Constitution qui n’est pas celle faite par Dansa qui est pourtant adoptée par référendum ?
Aux dernières nouvelles, la date de la présidentielle initialement annoncée pour le 28 décembre prochain ne tiendra pas la route avec des problèmes crées par ceux qui ont élaboré la Nouvelle Constitution pour plaire au ROI.
Ce qui fait dire à un Politique que les oreilles des Guinéens restent tendues pour écouter le nom du premier candidat, conforme à la Loi déclaré par la Cour Supreme.
Mohamed SOUMAH
