Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’entre le gouvernement et le syndicat des enseignants, ce n’est toujours pas le parfait amour. La non application du protocole d’accord entre les deux parties constitue la pomme de discorde.
Selon le syndicat de l’éducation, le concours organisé à l’intention des enseignants contractuels du système éducatif guinéen n’a consacré comme fonctionnaire que ceux qui ne sont pas enseignants, mais des diplômés qui ont bénéficié des largesses de l’Etat.
En tout cas, les travailleurs de la présidence de la République sont accusés à tord ou à raison de fournir à la fonction publique la liste des parents pour être recrutés en lieu et place des enseignants contractuels.
Conséquence de cette situation, plusieurs écoles surtout de l’intérieur du pays sont fermées, faute d’enseignants. Justement les contractuels qui dispensaient des cours dans ces écoles ont tous désertés après le fiasco du concours qui a donné une large page au népotisme.
Aux dernières nouvelles, les négociations entre le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation s’ouvriront le 17 novembre prochain. Une information donnée jeudi 13 novembre par le Conseil national du dialogue social (CNDS) qui a adressé une invitation aux structures syndicales.
La salle de conférence du Ministère du Travail et de la Fonction Publique abritera la rencontre.
En tout état de cause, le syndicat de l’éducation a déposé un préavis de grève depuis le 5 novembre 2025 et le mémorandum depuis 1er septembre 2025.
Naby Camara
