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Cellou Dalein Diallo réagi à l’enlèvement des enfants d’Élie Kamano : « Une illustration éloquente de la cruauté de ceux qui nous gouvernent »

En Guinée, le moins que l’on puisse dire, c’est que personne n’est à l’abris de la mort ou du Kidnapping pour les plus chanceux.  En tout cas, les Guinéens n’ont plus le Droit d’avoir un regard critique sur la situation sociopolitique et économique de la Guinée.

C’est le cas de l’artiste et Homme Politique Elie Kamano qui en a appris à ses dépens. Ses sorties au virtuose contre la corruption, la mal gouvernance, le parjure de la junte militaire ne sont pas passées inaperçues avec l’enlèvement de deux de ses enfants et de son frère qui est pourtant gendarme à son domicile.

Face à cette situation, des voix se sont élevées dont celle des politiques pour dénoncer cette situation qui est une première en Guinée.

C’est le cas de celle de Cellou Dalein Diallo. Dans un post sur sa page Facebook, le président de l’UFDG est particulièrement amer contre le chef de la junte Mamadi Doumbouya. Il a condamné fermement ce qu’il qualifie de pratique qui consiste « à s’en prendre aux proches de ceux qui, de l’extérieur, dénoncent et combattent les dérives autoritaires de la junte. La persistance de cette pratique injuste et inhumaine est une illustration éloquente de la cruauté de ceux qui nous gouvernent. Ils s’en prennent cette fois-ci à ses enfants et à son frère, à défaut de pouvoir mettre la main sur Élie lui-même.
Aucun régime ne peut prétendre à la moindre autorité ou légitimité lorsqu’il kidnappe des innocents pour intimider, punir ou faire chanter leurs proches. ».

Elie Kamano n’est pas la première victime de ces pratiques rappelle le patron de l’UFDG qui cite le plus récent des cas, notamment l’enlèvement du père du journaliste Mamoudou Babila Kéita qui parle d’une stratégie systématique et délibérée de terreur et de cruauté.

L’opposant pour terminer est convaincu que la peur et l’intimidation ne font pas asseoir la légitimité d’un régime.

Mamadi Doumbouya et son administration qui se préparent pour la présidentielle du 28 décembre appréciera sans doute.

 

Mohamed SOUMAH