Ministère de la Pêche : le ministre Fassou Théa dresse son bilan de 100 jours
À l’occasion de ses 100 jours à la tête du ministère de la Pêche, le ministre Fassou Théa a présenté, ce mercredi 19 novembre 2025, son bilan à mi-parcours qu’il qualifie de « rupture » et de « redressement stratégique ». La cérémonie s’est tenue au Chapiteau By Issa du Palais du Peuple, en présence de cadres, de partenaires techniques et financiers ainsi que de représentants institutionnels.
Un diagnostic sévère dès sa prise de fonction
Nommé le 27 juillet 2025, Fassou Théa s’est aligné sur la vision du président Mamadi Doumbouya, axée sur la souveraineté alimentaire, la sécurité maritime et la modernisation des secteurs productifs. Son premier constat a été alarmant :
à son arrivée, le titre 5 du budget, censé financer les investissements, n’affichait qu’un taux d’engagement de 2 %, révélant une inertie administrative profonde.
Réformes express et taux d’approbation record
Pour inverser la tendance, le ministre a lancé une réforme urgente de la chaîne contractuelle. Les résultats ne se sont pas fait attendre : sur 47 contrats transmis aux services du ministère des Finances, 44 ont été approuvés, soit un taux record de 93,6 %.
Le montant total des projets actuellement en exécution dépasse 193 milliards de francs guinéens.
« Au-delà des chiffres, c’est la crédibilité du secteur qui se rétablit », a affirmé le ministre.
Des avancées concrètes sur le terrain
Les retombées des réformes sont perceptibles dans plusieurs domaines :
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Sécurité alimentaire : l’approvisionnement du marché national en poissons et produits halieutiques a été renforcé, avec 121 463 tonnes disponibles.
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Recettes publiques : le ministère a généré 19,55 milliards GNF pour le Trésor public, une contribution saluée.
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Lutte contre la pêche illicite : la surveillance maritime a été intensifiée grâce au renforcement des moyens et à l’exploitation accrue du système VMS. Résultat : deux navires ont été arraisonnés pour infractions graves.
Cap sur l’aquaculture et la modernisation du secteur
Le secteur aquacole connaît lui aussi un regain d’activité, avec 186 tonnes produites et la pré-identification de quatre pôles destinés à structurer durablement la filière.
Mais l’avancée la plus structurante demeure l’adoption, le 30 octobre 2025, du financement du Projet Kounkoui par le Conseil national de la Transition (CNT). Doté de 128 millions de dollars, ce programme financé par la Banque mondiale, l’AFD et le Fonds Bleu couvre plus de la moitié des besoins du plan stratégique du secteur.
Perspectives : rigueur, digitalisation et surveillance renforcée
Pour les mois à venir, Fassou Théa annonce une exécution rigoureuse des investissements, la digitalisation des processus administratifs, le renforcement de la surveillance maritime et l’accélération du Projet Kounkoui.
Son ambition est claire : faire de la pêche guinéenne un secteur moderne, performant et durable, capable de soutenir la souveraineté alimentaire et de contribuer pleinement à l’économie nationale.
Daouda Yansané
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