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Guinée : au delà des élections, les fissures sont profondes…

En Guinée, il faut le dire tout net : l’arrogance de certains dirigeants a atteint des proportions inquiétantes. Ces dirigeants qui ont pour noms : le Ministre de la Défense nationale, le très controversé Aboubacar Sidiki Camara, alias Idi Amin, son neveu Balla Samoura du Haut de la gendarmerie nationale, Djiba Diakité du comité Très stratégique de Simandou, Amara Camara, bras droit du chef de la junte pour ne citer que ceux-là, se sont illustrés dans cette entreprise de déviance au point qu’ils se considère comme Dieu sur la terre guinéenne, les maitres absolus, les connaisseurs, alors qu’en réalité, ils n’ont reçu aucun mandat du peuple de Guinée.

Ces hommes de Mamadi Doumbouya qui narguent à souhait les Guinéens, ne sont pas en réalité entrain d’aider leur chef et pour cause. Le nombre de personne tuée, portée disparue ou encore kidnappée ne se compte plus. Il en est de même que les familles endeuillées.

Des enfants et veuves qui ne savent plus si leurs parents reviendront ou pas à la maison.

Que dire de la cherté de la vie ? En Guinée, seule une partie de l’armée (le Groupement des Forces Spéciales) reste au dessus de la mêlée en ce qui concerne le bien-être. La pauvreté s’est installée et durablement. Elles sont nombreuses des familles qui ne savent pas où donner de la tête avec cette situation. L’atmosphère reste lourde. L’inquiétude grandit de jour en jour. Le scepticisme aussi.

Face à cette situation, les responsables cités plus haut pensent toujours être les plus intelligents. Ils considèrent même comme les maitres de la Guinée en les attendant parlé. C’est Mamadi seul parmi plus de vingt millions de Guinéens de l’intérieur et de l’extérieur qui est capable de transformer la Guinée à leurs yeux. Même si avant Mamadi la Guinée suivait son processus de développement à travers la réalisation des routes, écoles, centre de santé et Hôpitaux, des programmes agricoles, la réalisation des universités, excusez du peu la liste est longue.

Avec les élections qui sont annoncées pour fin décembre, le constat est que les politiques qui doivent parler de la politique et des mécanismes pour arriver à des élections libres, inclusives et transparentes sont mis de côté. La junte a recherché et trouver une nouvelle classe politique, des hommes politiques de seconde main pour participer à une élection qui déterminera l’avenir de toute une Nation.

Les plus connus et coriaces sont considérés comme des fuyards qui auraient eu peur. Soit.

Au delà donc des élections, il faut dire que les fissures sont profondes et même s’il n y a pas de guerre, ll est temps et grand temps de se parler pour éviter une nouvelle crise à la Guinée. Une crise de trop.

 

Ousmane CISSE