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Immigration et paroles officielles : le fossé reste grand !!!

Malgré les déclarations tonitruantes du très controversé Djiba Diakité sur les mérites du projet Simandou, (vous avez l’impression d’être au paradis en Guinée) à écouter Djiba, il faut dire que la pauvreté reste ambiante au pays de Mamadi Doumbouya.

Il est vrai que sous le régime Alpha Condé, la pauvreté avait frappé à la porte du pays, mais avec l’ancien légionnaire de l’armée française, elle s’est installée durablement dans la maison Guinée au point que les bras valides (diplômés, hommes et femmes de métier ou pas) n’ont qu’une seule chose en tête : quitter le paradis de Djiba Diakité pour les cieux les plus cléments.

Conséquence de cette situation, les jeunes ont tellement vidé la Guinée, qu’il est difficile de chiffrer aujourd’hui le nombre de jeunes Guinéens qui ont franchi les frontières nationales à la recherche du mieux être. Ils sont dans les eaux de la Mauritanie, du Maroc, de l’Algérie, de la Lybie, de l’Égypte, en Espagne, en Italie, excusez du peu, la liste des pays d’accueil  des guinéens exilés est longue au point que les partenaires au développement, notamment l’OIM et le ministère guinéen des affaires étrangères n’arrivent  plus à maîtriser le retour des Guinéens en situation difficile dans plusieurs pays, notamment la Mauritanie qui défraie la chronique en ce moment.

Avec une gouvernance de main de fer qui s’abat sur les Guinéens ces quatre dernières années, il faut dire que le chef de la junte a réussi un exploit : le nombre de personne contrainte à l’exil. Mamadi Doumbouya a battu tous les records en matière d’immigration vers d’autres pays d’Afrique.

Il est vrai que le Ministre des affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger parle beaucoup (c’est un griot), mais Dr Morisanda Kouyaté a du mal à convaincre en parlant de refondation de l’Etat prônée par son champion, Mamadi Doumbouya.

La refondation semble avoir pousser les jeunes et adultes à l’exil forcé, malgré les opportunités que parle Djiba à travers son fameux Simandou 2040. La pauvreté et la précarité sont passés par là.

Justement en attendant 2040, il faut dire que le pays se vide de ces bras valides à une vitesse exponentielle. Mais pour combien de temps encore ?

 

Mohamed SOUMAH