Présidentielle du 28 décembre 2025 : Guineelive vous présente tous les candidats, comme à l’accoutumée…
Contrairement aux autres transitions, la promesse initiale affirmant que ni lui, ni aucun militaire, ni aucun membre du gouvernement ou des organes de transition ne prendrait part aux élections suscite aujourd’hui une certaine inquiétude.
La campagne pour l’adoption du référendum constitutionnel en est une illustration : le Premier ministre, les ministres et l’ensemble de l’administration ont été mobilisés pour battre campagne sur le terrain.
Quoi qu’il en soit, tard dans la nuit du 27 novembre, le président sortant a pris un décret fixant l’ouverture et la fermeture de la campagne électorale. Les Guinéens se rendront donc aux urnes le dimanche 28 décembre 2025.
Dans la continuité de sa couverture médiatique des élections présidentielles en Guinée — notamment celles de 2010, 2015 et 2020 — votre quotidien Guineelive lance une nouvelle série de portraits consacrés à l’ensemble des candidats retenus.
Focus sur El Hadj Bouna Keïta
Né en 1960 à Dabola, dans le centre de la Guinée, El Hadj Bouna Keïta est un homme d’affaires ayant fait fortune dans les secteurs minier, immobilier et commercial. Acteur politique de longue date, il a participé aux premières élections pluralistes de l’histoire de la Guinée en 1993, sous le régime du Général Lansana Conté.
Convaincu très tôt des vertus de la politique, le président du Rassemblement pour une Guinée Prospère (RGP) n’est pas un novice sur la scène électorale.
Au début du processus de démocratisation des années 1990, il se lance pour la première fois dans la course à la présidentielle de 1993 en tant que candidat indépendant.
Ce fut le point de départ d’un long combat politique pour cet opérateur économique, qui répète volontiers que si la démocratie n’est pas un système parfait, elle demeure indispensable au bien-être de toutes les couches sociopolitiques de la Guinée.
Vétéran de la vie politique, Bouna Keïta a joué un rôle de premier plan lors des élections présidentielles de 1993, 1998, 2003, 2010, 2015 et 2020. À chacune de ces échéances, il a été soit candidat, soit allié à d’autres formations partageant les valeurs défendues par le RGP.
Après la présidentielle de 2010, son parti s’engage dans la course à la députation.
Aux législatives de mars 2020, le RGP décroche plusieurs sièges à l’Assemblée nationale, renforçant ainsi sa visibilité politique.
Élu sur la liste nationale du groupe parlementaire « Rassemblement Républicain », Bouna Keïta occupe alors la fonction de premier vice-président de la Commission Environnement, Pêche, Développement rural et durable à l’Assemblée nationale. Cette position témoigne de son intérêt marqué pour les questions de développement durable, de gestion des ressources naturelles et du secteur minier, dont il est un acteur majeur depuis plus de trente ans.
Son parti affirme porter un projet de société basé sur l’unité nationale, la justice et la prospérité partagée.
Il est présenté comme un homme d’expérience, attaché à la stabilité institutionnelle et au dialogue, notamment lors des nombreuses crises traversées par la Guinée.
Polyglotte, il maîtrise couramment les principales langues nationales (Sosso, Peul et Maninka), ainsi que le français et l’anglais.
Ce portrait s’inscrit dans la série de présentations des neuf candidats retenus par la Cour suprême pour la présidentielle de décembre 2025.
Daouda Yansané
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