Au Soudan du Sud, le pouvoir a créé la stupeur en nommant au comité chargé d’organiser l’élection présidentielle un homme décédé depuis cinq ans. Cette erreur, rapidement reconnue par les autorités après avoir été relayée sur les réseaux sociaux et dans la presse locale, met en lumière les graves dysfonctionnements administratifs du plus jeune État du monde. Présenté comme un simple « incident », l’épisode illustre surtout l’affaiblissement des institutions dans un pays miné par les violences, la corruption et les retards répétés du processus électoral. Alors que l’accord de paix de 2018 peine à être appliqué, cette nomination posthume ravive les doutes sur la capacité du gouvernement à organiser des élections crédibles et transparentes, attendues depuis des années par une population épuisée par l’instabilité politique.
Source: lemonde
