Médias :la Guinéenne Hadja Mariam Harouna et plusieurs journalistes participent à une formation de haut niveau au Caire
Le Caire a récemment accueilli un important rendez-vous de la coopération médiatique africaine, marqué par la participation active de la Guinée. Le Conseil supérieur de l’information égyptien a clôturé, le 16 janvier 2026, une session de formation intensive destinée aux journalistes et communicateurs de plusieurs pays africains non arabophones, confirmant ainsi la dynamique de collaboration Sud-Sud dans le domaine des médias.
Ouverte le 26 décembre 2025, cette initiative de trois semaines a réuni des professionnels de l’information venus de la Guinée, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Tchad, de la Mauritanie et des Îles Comores. La présence guinéenne à cette rencontre de haut niveau illustre l’engagement du pays à renforcer les compétences de ses acteurs médiatiques et à s’inscrire pleinement dans les mutations du paysage informationnel africain.
Conçu pour répondre aux défis contemporains du journalisme, le programme de formation a mis l’accent sur les grandes transformations induites par l’ère numérique. Les participants, dont les représentants guinéens, ont approfondi des thématiques stratégiques telles que l’intelligence artificielle et la digitalisation, devenues incontournables dans les processus de production, de diffusion et de traitement de l’information.
Le développement du podcast, format en pleine expansion sur le continent, a également fait l’objet d’analyses approfondies, offrant aux journalistes guinéens et africains de nouvelles perspectives pour toucher des publics diversifiés et plus jeunes. Par ailleurs, les échanges ont porté sur l’évolution des modes de consommation de l’information selon les générations, ainsi que sur les fondamentaux de la rédaction journalistique, avec un accent particulier sur la rigueur, l’éthique et la crédibilité.
À l’heure où une nouvelle génération de communicateurs africains émerge, les organisateurs ont veillé à aborder sans tabou l’ensemble des enjeux qui façonnent le métier de journaliste aujourd’hui. La participation guinéenne a été saluée pour sa contribution aux débats et son intérêt marqué pour l’adaptation des médias nationaux aux standards internationaux.
La session s’est achevée par une cérémonie solennelle de remise de certificats, symbolisant non seulement les compétences acquises, mais aussi l’engagement des participants, dont ceux de la Guinée, à impulser des changements positifs dans les écosystèmes médiatiques de leurs pays respectifs.
Pour le Conseil supérieur de l’information égyptien, cette formation va bien au-delà d’un simple transfert de savoir-faire. Elle ambitionne de bâtir un réseau panafricain solide de journalistes et de communicateurs capables de porter la voix de l’Afrique avec modernité, professionnalisme et responsabilité un objectif auquel la Guinée entend pleinement contribuer.
Daouda Yansané
