Relocalisation des marchés à Conakry : le Premier ministre accorde une semaine aux communes pour identifier des sites provisoires
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Autour de la table : la gouverneure de la ville, le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme et les treize présidents des délégations spéciales (PDS). Objectif affiché : faire le point sur la situation des commerçants affectés et trouver des solutions rapides pour leur réinstallation.
Un retard jugé préoccupant
Le Chef du gouvernement n’a pas caché son mécontentement face aux lenteurs observées dans la relocalisation des vendeurs. Il a dénoncé un manque d’anticipation dans la gestion des opérations d’assainissement urbain, estimant que toute action de déguerpissement doit impérativement être accompagnée de mesures préparatoires concrètes.
Dans une capitale confrontée à une pression démographique croissante et à un encombrement accru de l’espace public, les réformes urbaines ne peuvent, selon lui, se limiter à des expulsions sans solutions alternatives. « Sans accompagnement, les opérations d’assainissement risquent de créer davantage de tensions qu’elles n’apportent de réponses durables », a-t-il martelé en substance.
Une semaine pour proposer des sites temporaires
Face à l’urgence sociale, le Premier ministre a fixé un ultimatum clair : les responsables communaux disposent d’un délai d’une semaine pour identifier et proposer des espaces pouvant accueillir provisoirement les commerçants déguerpis.
Il a insisté sur la responsabilité directe de chaque commune, rejetant tout argument lié à un supposé manque de terrains disponibles. Les autorités locales sont appelées à procéder à un inventaire rigoureux des réserves foncières exploitables afin d’apporter des réponses concrètes et rapides.
Des pratiques passées pointées du doigt
Le Chef du gouvernement est également revenu sur les dysfonctionnements hérités du passé, notamment la cession irrégulière de domaines publics. Marchés, cimetières et réserves foncières destinées à des infrastructures scolaires ou sociales auraient été affectés à d’autres usages, fragilisant durablement la planification urbaine.
Ces pratiques, selon lui, ont contribué au déséquilibre actuel et compliqué la gestion des espaces marchands dans la capitale.
Des dispositifs transitoires déjà en place
De son côté, la gouverneure de Conakry, le Général M’Hawa Sylla, a indiqué que certaines communes ont amorcé des solutions temporaires. À Matoto et au marché d’Enco 5, des espaces ont été aménagés pour accueillir une partie des vendeuses impactées.
La situation reste toutefois plus délicate à Sanoyah. Malgré l’existence de cinq marchés construits dans la commune, le transfert des vendeuses de légumes demeure difficile en raison de contraintes logistiques et sécuritaires, notamment liées aux horaires d’approvisionnement.
Les autorités assurent qu’un suivi progressif est en cours pour améliorer les aménagements temporaires, tout en préparant la reconstruction du marché d’Avaria. L’objectif affiché : garantir la continuité des activités commerciales dans des conditions plus sûres et mieux adaptées aux réalités urbaines de la capitale.
Guineelive.com
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