Des contradictions et même des confusions selon certaines critiques ne manquent pas dans la nouvelle constitution. Au point que l’Etat qui est garant de cette Loi a aussi des problèmes pour aller jusqu’au bout. Ainsi mercredi 25 février 2026, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a fixé un ultimatum de trois mois aux formations politiques pour se conformer à la nouvelle loi organique. À défaut, c’est la dissolution pure et simple.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministre souligne : « En application expresse de l’article 51 de ladite loi organique, tous les partis politiques légalement constitués à la date de sa promulgation disposent d’un délai transitoire impératif de six mois allant du 25 novembre 2025 au 25 mai 2026 pour se mettre intégralement en conformité avec les nouvelles exigences légales. À l’expiration de ce délai, tout parti politique n’ayant pas satisfait aux obligations prévues par la loi perd automatiquement son statut juridique sans préjudice des autres sanctions prévues par les textes en vigueur. À cet effet, le ministre rappelle que durant le délai susmentionné, les partis politiques sont tenus de procéder à une mise en conformité complète de leurs textes, structures, organes et pratiques.
Poursuivant, le communiqué précise: « le dossier de mise en conformité doit comprendre obligatoirement, la liste nominative des membres des organes de direction faisant apparaître un quota d’au moins 30% de femmes dans les organes décisionnels de la base au sommet, les copies des titres de propriété ou des contrats de bail relatifs au siège national et au siège local implanté dans chacune des 33 préfectures »
Le Ministre Kalil Condé ajoute que : « le dossier doit comprendre, le quitus fiscal individuel de chacun des membres de l’organe dirigeant (Bureau Exécutif National) et les procès-verbaux des congrès extraordinaires de mise en conformité régulièrement tenus à tous les niveaux de l’organisation du parti, de la base au sommet»
Pour Ibrahima Kalil Condé enfin : « Le gouvernement de la République de Guinée réaffirme son engagement à accompagner les partis politiques dans ce processus de mise en conformité en vue de la consolidation d’une démocratie forte, inclusive, responsable et respectueuse des valeurs républicaines. Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation sait compter sur la bonne compréhension, la responsabilité et la collaboration de l’ensemble des acteurs politiques. »
Suite à ce communiqué, il est alors à se demander comment les formations politiques désireuses de concourir pour les élections communales et législatives se tiendront avant la date du 25 mai 2026 pour organiser leurs congrès, avoir des bureaux à Conakry et dans les 33 préfectures à l’intérieur du pays et pour répondre à toutes ces exigences.
