Rapatriement des Guinéens: Morissanda Kouyaté contre-attaque et révèle l’abandon de 50 000 passeports
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Se présentant comme un ministre « debout », il a réaffirmé sa fidélité au président Mamadi Doumbouya, dans un contexte où la gestion des dossiers migratoires et consulaires suscite une vive controverse.
Passeports : fin des « réseaux parallèles »
Au cœur de son intervention, la question des passeports. Morissanda Kouyaté a dénoncé l’existence, avant son arrivée, de circuits informels qui auraient transformé l’obtention du document en véritable marché noir.
« Certains compatriotes n’avaient plus d’identité. Un passeport pouvait coûter jusqu’à 3 000 dollars, billet d’avion compris. C’était devenu un trafic », a-t-il affirmé.
Selon lui, des réformes ont été engagées sur instruction du chef de l’État afin d’assainir la délivrance des documents et de restaurer la crédibilité administrative du pays. Le ministre assure que ces mesures participent d’un effort global visant à renforcer la protection consulaire et l’image de la Guinée à l’international.
Il a également créé la surprise en déclarant que « 50 000 passeports jetés » auraient été récupérés, accusant certains membres de la diaspora de renier leur nationalité à l’étranger tout en se réclamant du patriotisme.
Évacuations en zones de crise
Le chef de la diplomatie a longuement détaillé les opérations conduites par son département dans plusieurs foyers de tensions internationales.
Il a cité la guerre en Ukraine, les troubles en Tunisie et le conflit au Soudan.
À propos de la Tunisie, il a évoqué un déplacement qu’il qualifie de périlleux, assurant avoir personnellement supervisé le rapatriement de compatriotes malgré des risques techniques sur le vol.
Concernant le Soudan, il affirme que la Guinée aurait été parmi les premiers pays à déployer des bus pour extraire ses ressortissants vers l’Égypte, en pleine zone bombardée.
Des interventions auraient également été menées au Sénégal, en Algérie et en Gambie pour contester certaines expulsions ou porter assistance à des Guinéens en difficulté.
Tensions avec l’Union européenne
Sur le plan diplomatique, Morissanda Kouyaté a révélé l’existence de discussions tendues avec l’Union européenne autour des procédures d’expulsion et de l’usage de technologies de reconnaissance faciale pour identifier des ressortissants.
Selon lui, des menaces de suspension de visas auraient été brandies pour contraindre Conakry à accepter certaines conditions. « J’ai répondu : bloquez-les », a-t-il déclaré, invoquant la souveraineté nationale.
Un engagement personnel revendiqué
Ancien militant des droits des femmes et lauréat du « Prix Nelson Mandela », le ministre est également revenu sur son parcours personnel. Il a évoqué son combat contre l’excision et les pressions subies par sa famille, qu’il dit avoir mise à l’abri aux États-Unis il y a plusieurs décennies.
Malgré les critiques, notamment sur les réseaux sociaux, Morissanda Kouyaté affirme que l’État continuera d’assister tous ses ressortissants, quelles que soient leurs opinions politiques.
« Même s’ils nous insultent ou complotent contre le gouvernement, nous irons les chercher le jour où ils auront un problème. Nous sommes à leur service », a-t-il conclu.
Par cette sortie offensive, le chef de la diplomatie guinéenne tente de reprendre la main dans un débat sensible mêlant migration, souveraineté et image internationale du pays.
Daouda Yansané
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