Crise de liquidité : entre Ousmane Gaoual Diallo et le gouverneur de la Banque centrale, qui dit la vérité ?
Récemment sur une chaîne de télévision, le ministre porte parole du gouvernement a soutenu mordicus qu’il n y’a pas de crise de liquidité en Guinée.
Justement à l’occasion de l’anniversaire de la création de la monnaie guinéenne et dans son discours à l’occasion du 66e anniversaire de la monnaie guinéenne, Dr Karamo Kaba a abordé la pénuerie de liquidité en Guinée.
Dans un discours largement relayer sur les réseaux sociaux, le gouverneur de la banque centrale a parlé pour ne rien dire….
« Dans le nouvel environnement, la souveraineté monétaire prend toute sa dimension. Elle constitue un levier essentiel pour accompagner la dynamique de croissance en cours, préserver la stabilité macroéconomique et assurer une gestion rigoureuse des ressources issues de l’exploitation de nos richesses naturelles.
Consciente des préoccupations légitimes des populations et des acteurs économiques liées à cette situation, elle a mis en œuvre des mesures appropriées visant à rétablir la fluidité des paiements et à renforcer la confiance du public dans notre monnaie nationale.
À cet effet, des émissions conséquentes de billets ont été réalisées afin d’améliorer l’approvisionnement du système bancaire et de répondre efficacement aux besoins de l’économie.
Le développement des paiements électroniques et des solutions numériques vise à réduire progressivement la dépendance à l’égard du cash, à sécuriser les échanges et à favoriser une inclusion financière plus large.
Par ailleurs, dans une perspective de diversification des sources de financement de l’économie, la Banque centrale a initié le processus de création d’une Bourse des valeurs mobilières de la République de Guinée. Cette infrastructure financière permettra à l’État comme au secteur privé d’accéder à des financements de long terme, en monnaie locale et sans exposition au risque de change.
À cet effet, les mesures mises en œuvre par la BCRG ont porté, entre autres, sur la digitalisation des transactions en devises, les opérations d’achat, d’affinage et de cession de l’or, la mise en place d’un dispositif de suivi et de nivellement des positions de change des établissements bancaires, ainsi que le rapatriement des recettes d’exportation. Les réserves de change brutes se sont consolidées, s’établissant à 3,69 milliards de dollars US à fin 2025 (soit 4,39 mois d’importations de biens et services), contre 1,44 milliard de dollars US (soit 1,5 mois d’importations) un an plus tôt. Sur le marché officiel, son cours s’est établi à 8 718,92 GNF pour un dollar US à fin décembre 2025, contre 8 601,67 GNF à fin décembre 2024.
Tous ces acquis sont le fruit de l’engagement du personnel de la BCRG, que je ne cesserai de féliciter et d’encourager à poursuivre l’œuvre des pères fondateurs pour la prospérité économique et sociale de notre Nation ».
Seulement voilà entre le discours de Karamo Kaba et la réalité du probleme de cash sur le terrain, il y a une distance océanique.
N’en déplaise au très controversé Ousmane Gaoual Diallo qui a vu des billets de banque en circulation partout
Alkhaly Condé
