Qu’est-ce que l’accès à la justice a à voir avec la transformation économique de l’Afrique ? Tout.
À travers l’Afrique, trop de femmes se heurtent encore à des obstacles quand il s’agit de revendiquer des droits fonciers, de formaliser des entreprises, d’accéder à des financements ou d’obtenir une protection juridique. Ces obstacles limitent les opportunités individuelles et freinent le progrès économique au sens large. Les inégalités de genre coûtent à l’Afrique subsaharienne des milliards de dollars chaque année. Combler ces écarts pourrait libérer une croissance plus inclusive et transformatrice.
Dans le droit fil du thème mondial de la Journée internationale des droits des femmes 2026, « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », le Groupe de la Banque africaine de développement organisera « Justice pour elle », un dialogue stratégique afin d’explorer la manière dont la promotion des droits des femmes et de l’accès à la justice peut favoriser l’autonomisation économique et le développement durable dans toute l’Afrique.
En quoi cette discussion est-elle importante ?
Cet événement s’inscrit dans le cadre de la Stratégie décennale de la Banque et de l’accent mis par le président de l’institution sur le renforcement de la gouvernance, la résilience des institutions, la croissance inclusive et l’amélioration des conditions de vie des populations à travers l’Afrique. L’élargissement de l’accès des femmes aux droits et à la justice est au cœur de ce programme, car il favorise une plus grande participation économique, réduit la vulnérabilité et aide à bâtir des économies plus résilientes et plus équitables à travers le continent.
Il réunira la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant de Côte d’Ivoire, des dirigeants de la Banque, notamment la vice-présidente principale, Marie-Laure Akin-Olugbade et la directrice du Département du genre, des femmes et de la société civile, ainsi que des décideurs politiques, des représentants de la société civile et des femmes partageant leur vécu, afin d’explorer :
l’impact des inégalités d’accès à la justice sur la participation des femmes à la vie économique,
les répercussions économiques des déficits persistants en matière de droits des femmes,
les points d’entrée pratiques pour intégrer des approches d’accès à la justice intégrant la dimension genre dans les opérations de développement et le dialogue politique,
le rôle de la responsabilité institutionnelle et des garanties dans la promotion des droits économiques des femmes.
À propos du Groupe de la Banque africaine de développement
Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.