Convention franco-libérienne de 1907 : un jalon historique dans la délimitation des frontières guinéennes
Contexte colonial
À cette époque, la France administrait la Guinée en tant que territoire de l’Afrique occidentale française. De son côté, le Liberia, indépendant depuis 1847, cherchait à sécuriser ses frontières face à l’expansion des puissances coloniales européennes dans la région.
L’accord de 1907, ratifié en février 1908, prévoyait le transfert d’une bande de territoire libérien à la Guinée française. La frontière fut alors définie le long de la rive gauche du fleuve Makona, jusqu’aux sources du Nuon, avant de se prolonger par des segments rectilignes et des lignes suivant certaines chaînes montagneuses, notamment les monts Nimba.
Mise en œuvre de la délimitation
Afin d’appliquer concrètement cette convention, une commission mixte franco-libérienne fut mise en place en 1911 pour procéder au tracé précis de la frontière. Les travaux de cette commission suivirent la rive libérienne du fleuve Makona, ce qui plaçait de facto le fleuve du côté guinéen.
Entre 1926 et 1929, plusieurs missions de relevés topographiques confirmèrent cette délimitation sur le terrain. Toutefois, ces travaux techniques ne furent jamais rassemblés dans un traité unique formel.
Des débats qui réapparaissent aujourd’hui
Plus d’un siècle après, ces accords coloniaux refont surface dans les débats liés aux tensions frontalières entre Conakry et Monrovia. En mars 2026, plusieurs discussions portent notamment sur le tracé autour du fleuve Makona ainsi que sur les droits d’exploitation de certaines ressources minières situées dans la zone frontalière.
Certaines voix en Guinée, dont celle du Dr Faya Moïse Sandouno, rappellent que les textes historiques attribueraient clairement la souveraineté de certaines zones à la Guinée. Du côté libérien, les autorités évoquent plutôt l’existence d’autorisations ou d’arrangements administratifs croisés dans la gestion de ces espaces.
L’importance du dialogue régional
Ces archives historiques rappellent l’importance d’un dialogue bilatéral constant entre les deux pays afin d’éviter toute escalade. Dans un contexte régional marqué par la coopération au sein de l’Union du fleuve Mano, la gestion pacifique des différends frontaliers demeure un enjeu essentiel pour la stabilité et le développement de la région.
Guineelive.com
Partager :
- Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
- Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
- Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Partager sur Tumblr(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Tumblr
- Partager sur Telegram(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Telegram
- Partager sur Threads(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Threads
- Partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp
