CRIEF : l’absence d’Ibrahima Chérif Bah en appel dénoncée, le parquet requiert la confirmation de sa condamnation
Le 5 mai 2025, l’ex-responsable avait été condamné par la chambre de jugement de cette juridiction à cinq ans d’emprisonnement, au paiement d’une amende de cinq milliards de francs guinéens, ainsi qu’à la confiscation de plusieurs de ses biens au profit de l’État. Un mandat d’arrêt avait également été décerné contre lui pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption et d’enrichissement illicite.
Contestant cette décision, Ibrahima Chérif Bah a interjeté appel le 12 janvier 2026 par l’entremise de ses avocats. Toutefois, bien qu’appelant dans cette procédure, il ne s’est pas présenté à l’audience de ce mardi 17 mars 2026.
Face à cette absence, la Cour, présidée par Francis Kova Zoumanigui, a décidé de clôturer les débats et d’ordonner l’ouverture des plaidoiries et des réquisitions.
Prenant la parole, l’avocat de l’Agent judiciaire de l’État a rappelé que le prévenu était tenu de comparaître, sauf justification légale, ce qui, selon lui, n’a pas été fait. Maître Faya Gabriel Kamano a ainsi sollicité une réévaluation des dommages-intérêts, demandant leur augmentation de cinq à dix milliards de francs guinéens.
Selon lui, l’appel introduit par le prévenu viserait essentiellement à retarder l’exécution de la décision rendue en première instance, causant un préjudice à l’État.
« M. Chérif Bah s’est constitué un important patrimoine immobilier et possède des intérêts dans plusieurs sociétés. Son objectif est de faire durer la procédure afin d’éviter l’exécution de la décision, notamment la perte des revenus locatifs issus de ses biens », a-t-il soutenu, qualifiant l’appel d’« abusif et dilatoire ».
De son côté, le procureur spécial, Aly Touré, a également déploré l’absence du prévenu, estimant qu’un tel comportement ne saurait rester sans conséquence. Il a demandé à la Cour de considérer la décision à intervenir comme contradictoire, faute de justification valable de l’absence de l’accusé.
Le ministère public a par ailleurs requis la confirmation de la peine prononcée en première instance, ainsi que l’exécution provisoire de la décision, nonobstant tout pourvoi.
L’affaire a été mise en délibéré. La décision est attendue le 14 avril 2026.
Guineelive.com
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