Guinée : l’ONU s’inquiète après la dissolution de 40 partis politiques et interpelle le Premier ministre
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a officiellement exprimé ses préoccupations suite à la décision des autorités guinéennes de dissoudre 40 partis politiques. Cette mesure, prise par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), est justifiée par le non-respect des dispositions légales en vigueur.
Dans un courrier adressé au Premier ministre Amadou Oury Bah, l’instance onusienne souligne les implications juridiques et politiques d’une telle décision. Elle appelle notamment les autorités à veiller au respect des principes fondamentaux de sécurité juridique, de prévisibilité des normes et d’égalité de traitement entre les acteurs politiques.
Le HCDH rappelle par ailleurs que la liberté d’association et la liberté d’expression sont des droits fondamentaux garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel la Guinée est signataire.
Dans ce contexte, les Nations Unies exhortent le gouvernement à garantir un processus transparent, équitable et conforme aux engagements internationaux du pays, afin de préserver le pluralisme politique et l’État de droit.
