Après quelques jours de sa disparition, Saïdou CISSOKO est activement recherché par la police. Il est l’un des dix-sept jeunes individus qui ont été arrêtés et placés en détention tout récemment à Conakry. Cela, après avoir participé à une nouvelle manifestation le mercredi 14, mars 2018, pour exiger la reprise des cours dans les écoles, causant la mort de trois manifestants, selon un commissaire de Police.
Accusé d’avoir occasionné la mort de ces trois jeunes hommes manifestants et d’actes de vandalisme, Saïdou CISSOKO fait partie parmi les 17 individus qui ont été initialement inculpés tout récemment à Conakry. D’après le témoignage du commissaire divisionnaire de police, chef de la division des investigations criminelles à la direction de la police judiciaire.
« Ces jeunes auraient occasionné la mort de trois jeunes hommes manifestants et d’actes de vandalisme le mercredi 14, mars 2018, ces présumés fauteurs de troubles, ont été présentés à la direction centrale de la police judiciaire. Parmi ces personnes, figurent le nommé Saïdou CISSOKO, qui est recherché aujourd’hui par la police » déclare-t-il le commissaire.
« Ils ont bravé la police en lançant des projectiles. Ces échauffourées auraient occasionné la mort de trois manifestants, plusieurs blessés et des biens de la population saccagés. Ils ont saccagé le sous-commissariat de la police de Hamdanlaye dans la commune de Ratoma. Ils ont détruit et emporté plusieurs biens », a indiqué le commissaire.
Appelés à rétablir l’ordre, les policiers se sont mis à lancer des gaz lacrymogènes et à tirer à balles réelles, obligeant les manifestant à se disperser.
Interrogé par notre rédaction, le représentant d’Amnesty International en Guinée considère ces 17 manifestants comme des prisonniers d’opinion. « Ils n’auraient pas dû passer un seul jour en prison: les autorités doivent les libérer immédiatement et sans condition ».
Par ailleurs, il a laissé entendre ceci : « Joignez-vous à nous pour demander aux autorités guinéennes de libérer ces manifestants et de veiller à ce qu’ils ne soient pas soumis à de mauvais traitements, ni à des actes de torture ou d’intimidation ».
Abdoul Karim Bangoura