Manifestation en Guinée: Bah Oury promet la force publique dans les rues(Media)

Le moins que l’on puisse dire c’est que la crise de confiance a atteint son apogée en Guinée entre les politiques, les activistes de la société civile d’un côté et de l’autre la junte militaire au pouvoir depuis près de trois ans.
Ainsi face aux journées villes mortes et manifestations projetées, le chef du gouvernement de la junte s’est empressé pour accorder une interview aux Média. Chez nos confrères de Africaguinee, Amadou Oury Bah rassure que les instruments de l’Etat sont prêts pour combattre les manifestants: .

Ils étaient une fois ensemble. Ils, ce sont Oumar Sylla, alias Foniké Menguè et Amadou Oury Bah, actuel chef du gouvernement. Dans le combat contre la dictature du Président Alpha Condé, ils étaient ensemble au sein du Front National pour la Défense de la Constitution dans les rues de Conakry pour manifester.

Aujourd’hui à cause des intérêts sordides et égoïstes, l’actuel chef du gouvernement abonde dans le même sens que le porte-parole du gouvernement pour faire croire que Oumar Sylla et Bilo Bah seraient disparus volontairement pour saboter les actes de la junte. Soit.

« Nous, nous n’avons aucun intérêt qu’on nous reproche des disparitions, des tueries. Mais objectivement, connaissant l’histoire de ce pays, certains estiment que pour gêner l’action gouvernementale il faut créer des problèmes. Si ce sont des manifestations pacifiques, il va de soi que ça n’aura pas d’impact sur le plan médiatique…mais il faut aligner des morts, ensuite brandir cela comme des trophées pour dire que les autorités guinéennes usent de violences contre des personnes. Nous n’avons aucun intérêt à perpétuer cela.

Ceux qui s’amusent avec ça, personnellement, je dois dire que la puissance publique doit aussi aller jusqu’au bout. Et de manière conséquente ne pas tolérer, parce que certains ont de l’argent, ils ont des moyens d’instrumentaliser des enfants dans les rues pour agir à l’encontre des intérêts des citoyens, de la République et de la stabilité du pays ».

Daouda Yansané