UFDG: le Ministre refuse la reprise des activités et accorde un délai de 6 mois pour sa mise en conformité
Dans un communiqué transmis à notre Rédaction par la Cellule de Communication de l’UFDG, le parti avait annoncé la tenue du congrès de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée en janvier 2026. ainsi que la reprise des activités du parti de façon progressive et coordonnée.
Seulement voilà, juste après la publication de ce communiqué, la mesure de suspension de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a été maintenue par le Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
Comme l’UFDG, le MATD s’est aussi fendu d’un communiqué ce mercredi, au lendemain de la publication du communiqué de Cellou Dalein Diallo à travers un courrier notifié au parti le 16 décembre 2025.
Le courrier a été signé par le Ministre Ibrahima Kalil Condé qui affirme qu’en dépit de la coopération dont la formation politique a fait montre et des pièces versées à son dossier, des manquements substantiels aux textes légaux et réglementaires régissant les partis politiques en République de Guinée demeurent non corrigés à ce jour.
Plusieurs anomalies aux dires du Ministre persistent, notamment:
– la non-organisation des Congrès depuis l’année 2015 :
– l’absence de procès-verbaux électifs aux niveaux déconcentrés:
– la substitution irrégulière d’une convention nationale à un congrès statutaire en violation des textes structurants du parti;
– la composition irrégulière des organes de direction matérialisée par des nominations non-conformes:
– l’animation des activités politiques dans les démembrements de l’extérieur en violation de la Décision de suspension.
Avec ces griefs, le MATD notifie par le présent courrier au parti, le maintien de la mesure de suspension jusqu’à la satisfaction totale des exigences légales précitées.
Pour le faire, le Ministre Ibrahim Kalil Condé donne au département un délai de rigueur de six (6) mois.
Ce, à compter du 25 novembre 2025, pour mettre l’UFDG en conformité avec les nouvelles dispositions légales.
Passé ce délai, et faute de régularisation effective, le parti s’exposera à la perte de son statut juridique, conformément à la loi en vigueur.
Naby Camara
