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Les changements annoncés à la CAF : lorsque Motsépé se fait infantiliser par Infantino

Jamais un Président de la CAF s’est fait vassaliser par la FIFA comme l’actuel Président de la CAF.
Son prédécesseur, le Malgache a été dégagé de l’institution à cause de son accointance servile au Président de la FIFA, entre autres raisons.
On avait pensé que son successeur prendrait plus d’indépendance de l’instance mondiale de football,  à l’image du Camerounais Issa Hayatou.
Ce dernier a réussi à faire valoir la voix de l’Afrique à tous les Présidents de la FIFA à son temps.
Du très puissant Joao Havelange au manipulateur Infantino, en passant par le très stratège Sepp Blatter, il a pesé de son aura pour faire respecter le calendrier de la CAF, obtenir la libération des footballeurs professionnels africains et négocier les intérêts de l’Afrique dans les instances et les décisions de la FIFA. Pour se faire, il a usé du poids électoral de l’Afrique et de sa forte personnalité.
Il a innové par l’institutionnalisation du CHAN, pour plus d’émulations entre toutes les nations et pour permettre aux élites locales d’éclore.
Le caractère biennal des compétitions nationales africaines (CAN et CHAN) ont particulièrement permis de faire vibrer la jeunesse africaine, friande  d’ambiance dans les arènes footballistiques du continent.
Avec Issa Hayatou, toutes ces grandes décisions étaient maturées par le Comité exécutif, avant d’être soumises et validées en l’Assemblée générale de la CAF.
Les initiatives ne venaient guère de la FIFA ou d’ailleurs.
Le sponsoring n’était pas obtenu sous les aisselles du Président de la FIFA. Il était chèrement négocié avec les multinationales.
La part du gâteau de la FIFA n’était pas gracieusement offerte par une prétendue magnanimité de son président. Elle était arrachée ou obtenue par consensus.
Le CHAN est une marque déposée de la CAF que nous devons jalousement conservée.
Elle pourrait (dans le futur) inspirer d’autres continents dont les élites émigrent massivement vers l’Europe.
Il est un réservoir de talents locaux qui, en plus de faire vibrer nos stades, parviennent à se faire enrôler par de puissants clubs européens à des circuits légaux.
Le seul exemple du Marocain El Kaabi est suffisant.
Doit-on supprimer le CHAN qui est notre création pour copier la Ligue européenne des nations ?
Devons-nous jeter notre bébé pour mettre un autre bébé au dos ?
Comment voulons-nous que l’Afrique ajoute quelque chose à l’humanité, si nous rejetons nos intentions et innovations pour faire l’éternel répétiteur des autres ?
Pourquoi l’actuel Président de la CAF se fait passer pour le PETIT DU PRÉSIDENT DE LA FIFA ?
Je pouvais le comprendre, si les Gouvernements africains s’étaient plaints du poids des charges financières de ces compétitions.
Je pouvais le comprendre, si les 54 Fédérations lui avaient adressé une requête dans ce sens.
J’ai commencé à percevoir le complexe d’infériorité de ce Sud-africain à l’occasion des cérémonies et compétitions organisées par la CAF : il met toujours son invité (le Président Infantino de la FIFA) au devant de la scène. Même pour parler, il invite le président Infantino à ses côtés comme s’il avait peur de lui ravir la vedette. Il se comporte souvent comme un accompagnateur de son invité.
C’est le comble de la soumission !
Vous avez vu une seule fois le Président de l’UEFA se plier pour Infantino comme le fait Motsépé ?
Le Président de la CAF doit savoir ce que veulent les acteurs du football africain.
La périodicité actuelle de la CAN et du CHAN doit demeurer tant que les Gouvernements, les Fédérations et le public sportif africain le voudront.
Les Africains doivent se lever comme un seul homme pour faire respecter la volonté de la jeunesse africaine.
Motsépé doit dégager, s’il n’est pas capable de faire valoir sa personnalité et de porter la voix de l’Afrique au sein de la FIFA.
Ibrahim Jair Kéita