Présidentielle du 28 décembre 2025 : Guineelive vous présente tous les candidats, comme à l’accoutumée…
La transition guinéenne conduite par le Général Mamadi Doumbouya demeure singulière.
L’élection présidentielle annoncée pour le 28 décembre 2025 est en effet organisée par le Président de la Transition lui-même, qui est également candidat à sa propre succession.
Contrairement aux autres transitions, la promesse initiale affirmant que ni lui, ni aucun militaire, ni aucun membre du gouvernement ou des organes de transition ne prendrait part aux élections suscite aujourd’hui une certaine inquiétude.
La campagne pour l’adoption du référendum constitutionnel en est une parfaite illustration : le Premier ministre, les ministres et l’ensemble de l’administration ont été mobilisés pour battre campagne sur le terrain.
Quoi qu’il en soit, tard dans la nuit du 27 novembre, le président sortant a pris un décret fixant l’ouverture et la fermeture de la campagne électorale. Les Guinéens se rendront donc aux urnes le dimanche 28 décembre 2025.
Dans la continuité de sa couverture médiatique des élections présidentielles en Guinée — notamment celles de 2010, 2015 et 2020 — votre quotidien en ligne Guineelive lance une nouvelle série de portraits consacrés à l’ensemble des candidats retenus.
Place à présent au brillant éducateur …
Dr Faya Millimouno est né le 25 novembre 1962 à Guéckédou en Guinée-Forestière.
Après ses études, Faya a enseigné à l’École normale supérieure de Manéah en banlieue de Conakry.
Brillant étudiant, Il fut Homologué comme enseignant chercheur de l’école normale supérieure de Manéah en 1987.
Parallèlement à ses tâches d’enseignement, il participe à la formation des directeurs d’école secondaires, des directeurs préfectoraux et des inspecteurs régionaux de l’éducation.
Bénéficiaire d’une Bourse d’étude de la francophonie, il s’envole pour le Canada, pour des études.
Du Canada après ses études, il ne retournera pas en Guinée après sa formation. Faya traverse la frontière pour s’installer aux Etats-Unis avec sa famille. Peut être à la recherche des cieux plus clément. En tout cas, le seul bémol dans sa carrière, c’est que Faya n’est pas revenu pour se mettre à la disposition de l’éducation qui lui a aidé à se former.
Ses détracteurs affirment même qu’il prenait son salaire alors qu’il vivait aux Etats-Unis.
Politiquement parlant, il commence sa carrière politique dans les années 90 au sein du PGP d’Abdoulaye Portos Diallo.
Mais il s’est révélé aux Guinéens en 2010 en tant que militant du parti NGR et directeur de campagne du candidat Ibrahim Abé Sylla.
Il prend ensuite le poste de vice-président du parti.
Faya Millimouno pour des raisons personnelles décide par la suite de tracer son propre chemin, en créant le Bloc libéral en 2013. Il participe à la présidentielle d’octobre 2020.
Faya se définit comme le candidat idéal pour changer les choses en Guinée : « Nous avons promis aux Guinéens la rupture, …Aujourd’hui, rien qu’avec son bilan, le CNRD est déjà perdant. Mes chances de battre Doumbouya sont très bonnes », se convainc-t-il.
Dans la campagne électorale, Faya Milimono a mis aussi ses pieds dans le plat de la gouvernance Mamadi Doumbouya. Avec le projet Simandou qui est présenté aux Guinéens comme paradis terrestre, le candidat à la présidentielle du 28 décembre estime que les Mines ne peuvent pas développer la Guinée. Pour preuve, à l’indépendance de la Guinée en 1958, la Guinée détenait 49% d’actifs dans une société Russe contre 51% pour les investisseurs. Mais plus de 60 ans après la signature de ce contrat, les 49% de part detenus par Conakry n’ont jamais développé la Guinée. Ce n’est donc pas les 15% dans le projet Simandou dont parle Djiba Diakité qui développeront la Guinée, s’offusque l’opposant qui parle de l’exagération et de la politique politicienne de la part du gouvernement.
