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De l’exploit égyptien au choc Algérie–RDC : une CAN sous haute tension

L’Égypte a dû puiser dans ses ressources pour confirmer son statut de favori. Lundi soir à Agadir, les Pharaons ont arraché leur qualification pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations en venant à bout du Bénin après prolongation (3-1). Longtemps accrochés par des Guépards combatifs, les Égyptiens ont vu leur adversaire égaliser dans les dernières minutes du temps réglementaire, faisant planer le doute dans les tribunes. Il aura finalement fallu trente minutes supplémentaires pour que l’expérience et la profondeur de banc de l’Égypte fassent la différence. En quarts de finale, les hommes de Rui Vitória affronteront un adversaire de taille : la Côte d’Ivoire, tenante du titre, ou le Burkina Faso.

Autre affiche très attendue dans ce tournoi continental : l’Algérie et la République démocratique du Congo croiseront le fer ce mardi 6 janvier en huitièmes de finale. Un choc entre deux nations majeures du football africain, riches d’une histoire et de talents reconnus. Les Fennecs, portés par leur ambition de reconquête, devront se méfier des Léopards congolais, déterminés et imprévisibles. À la veille de la rencontre, le sélectionneur de la RDC a promis un « grand spectacle », reflet de l’intensité et de l’enjeu de cette confrontation.

En marge de l’actualité sportive, l’inquiétude domine sur le littoral ivoirien. À Grand-Bassam, haut lieu touristique du pays, les plages sont restées inhabituellement clairsemées lors du premier week-end de la nouvelle année. En cause : un déversement accidentel de pétrole survenu il y a quelques jours lors d’un test de déchargement mené par la Société ivoirienne de raffinage. Si des opérations de nettoyage sont en cours, la méfiance persiste. Restaurateurs comme clients hésitent à renouer avec la fréquentation habituelle, craignant les conséquences environnementales et sanitaires de cette pollution. Une situation suivie de près par les autorités, alors que les acteurs locaux redoutent un impact durable sur l’économie touristique. Correspondance de M’ma Camara.

Plus à l’est du continent, c’est un combat de longue haleine qui se joue au cœur de la Centrafrique. La réserve naturelle de Chinko, vaste territoire de plus de 30 000 km², tente de renaître après des années marquées par l’insécurité et le braconnage intensif. Grâce à l’engagement de ses écogardes, cette aire protégée retrouve progressivement son équilibre et voit certaines espèces animales réapparaître. Mais la préservation de la faune demeure un défi quotidien. Dans cette région enclavée, où les populations vivent essentiellement de la chasse, de l’agriculture et de la pêche, concilier protection de la biodiversité et besoins humains reste une équation fragile, au cœur des enjeux environnementaux de la Centrafrique.

Daouda Yansané