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Guinee: les Nations-Unies alertent sur la disparition d’un activiste de la société civile 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les disparition forcées sont toujours d’actualité en Guinée. Ce qui inquiète les Nations-Unies qui suivent de très près la situation des personnes et de la liberté d’expression en Guinée.
En effet cette semaine, les Nations unies ont officiellement saisi le gouvernement guinéen au sujet  je  cite des menaces graves, actes d’intimidation et d’une tentative de disparition forcée  visant le défenseur des droits humains Alseny Farinta Camara.
M. Camara pour rappel est contraint à l’exil depuis août 2024. Mais malgré tout les menaces pèse toujours sur lui. D’où la
correspondance, adressée aux autorités de Conakry par plusieurs titulaires de mandats des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

La Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, ainsi que les Rapporteuses spéciales sur la liberté d’expression et sur la liberté de réunion pacifique et d’association, affirment avoir reçu des informations crédibles faisant état de menaces persistantes contre M. Camara, en lien direct avec ses activités de dénonciation de la corruption et de défense des victimes de disparitions forcées.

« Nous souhaiterions attirer l’attention du Gouvernement sur des informations que nous avons reçues concernant les menaces et la tentative de disparition forcée visant le défenseur des droits humains M. Alseny Farinta Camara, lui contraignant à fuir la Guinée afin d’assurer sa sécurité et sa protection. »

Au sujet du coordinateur adjoint de Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée), Alseny Farinta, les experts onusiens rappellent sa participation aux manifestations du FNDC contre le troisième mandat d’Alpha Condé, qui s’était soldée par une arrestation et une condamnation jugées arbitraires.

A  partir de mars 2024, après le dépôt de plaintes pour corruption visant des responsables de la u CRIEF, que la pression se serait intensifiée. « Peu après, M. Camara a déclaré avoir reçu des appels anonymes le menaçant de mort, indiquant que le fait d’attirer l’attention du public sur son travail de dénonciation de la corruption à haut niveau le mettait en danger personnellement. »

: menaces attribuées à des responsables judiciaires, intrusion nocturne à son domicile à Conakry, descentes de gendarmes armés, puis avertissements crédibles d’un projet d’enlèvement. Face à ces risques, l’activiste quitte la Guinée le 5 août 2024 pour la Guinée-Bissau, avant de se réfugier au Sénégal en novembre. Alseny Farinta Camara affirme être sous surveillance, notamment à Dakar: « Compte tenu des rapports antérieurs faisant état d’une surveillance transfrontalière et d’une coopération entre les autorités sénégalaises et guinéennes, M. Camara craint d’être exposé à un risque accru d’arrestation arbitraire et d’enlèvement au Sénégal. »

Guineelive.com