
Dès l’ouverture des débats, l’Agent judiciaire de l’État (AJE), par la voix de son avocat, a rappelé que le prévenu est en fuite. À ce titre, il a sollicité de la Cour l’adoption de plusieurs mesures conservatoires, notamment l’établissement de la liste des comptes bancaires dans lesquels seraient logés les fonds appartenant à Aboubacar Makhissa Camara, la vérification des soldes de ces comptes ainsi que la production des relevés bancaires y afférents.
La partie civile a également demandé à la Cour d’adresser des correspondances aux conservateurs fonciers de Conakry et de Kindia, afin d’identifier l’ensemble des biens immobiliers appartenant au prévenu, y compris ceux détenus par des membres de sa famille, et d’en préciser la situation juridique.
Présent dans la salle d’audience, Maître Soufyane Kouyaté a sollicité la parole pour déposer sa lettre de constitution en faveur du prévenu et répondre aux déclarations de la partie civile relatives à la supposée fuite de son client.
Cette intervention a été vivement contestée par Maître Mamadou Sanoussy Barry, représentant de l’Agent judiciaire de l’État, qui a estimé que la défense ne pouvait s’exprimer dès lors que le mis en cause est en fuite. En réponse, l’avocat du prévenu a soutenu que son client ne se soustrait pas à la justice, affirmant : « Mon client n’est pas en fuite. Il est hors du pays pour des raisons de santé. »
Le juge est alors intervenu pour rappeler que, conformément aux actes d’instruction versés au dossier, Aboubacar Makhissa Camara est officiellement considéré comme étant en fuite et qu’un mandat a été décerné à son encontre.
Les débats se poursuivront conformément aux dispositions légales applicables en pareille situation.
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