Guinée : mis en cause par l’ONU, le régime de Doumbouya rejette des accusations et évoque une “campagne de diabolisation”
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Dans une récente déclaration, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a affirmé que la période électorale avait été sévèrement restreinte, évoquant des actes d’intimidation visant des acteurs politiques de l’opposition ainsi que des cas de disparitions forcées. Des accusations vivement contestées par les autorités guinéennes.
Réagissant à ces propos, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, invite le responsable onusien à davantage s’appuyer sur les informations fournies par les représentations locales des Nations unies en Guinée.
« Je pense que ce représentant des Nations unies n’est peut-être pas suffisamment au fait de ce qui se passe réellement en Guinée et devrait écouter moins cette campagne de diabolisation qui pullule sur les réseaux sociaux, et davantage sa représentation locale. Non, il n’y a pas eu de campagne d’intimidation de qui que ce soit », a-t-il déclaré.
Selon lui, le scrutin présidentiel s’est déroulé dans un climat démocratique, une appréciation qu’il attribue à plusieurs missions d’observation internationales.
« Les élections se sont déroulées dans un esprit très démocratique. C’est, en tout cas, l’avis des organisations internationales présentes en Guinée, qu’il s’agisse de la CEDEAO, de l’Union africaine ou encore de l’Union européenne. Qu’un acteur se singularise en dressant un tableau aussi sombre relève d’une opinion personnelle qui ne reflète pas la réalité vécue dans notre pays », a-t-il insisté.
Ousmane Gaoual Diallo affirme par ailleurs qu’aucun candidat à l’élection présidentielle n’a dénoncé de harcèlement, ni pour lui-même ni pour ses militants.
« Aucun candidat dans ce processus n’a fait état d’un quelconque harcèlement, et aucune organisation internationale n’a constaté de tels faits durant la période électorale », soutient-il.
Interpellé également sur l’appel de la mission d’observation de l’Union africaine à lutter contre les enlèvements et les disparitions de personnes, le porte-parole du gouvernement a reconnu, dans un entretien accordé à RFI, l’existence d’un phénomène préoccupant, tout en précisant qu’il ne se limite pas à la période électorale.
« Ce phénomène n’est pas exclusivement lié aux élections. Il existe dans notre pays et il est effectivement inquiétant. C’est d’ailleurs ce qui a conduit la justice guinéenne à ouvrir des enquêtes et à se saisir de ces dossiers », a-t-il assuré.
Alkhaly Condé
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