CRIEF : l’audience en appel de Dr Mohamed Diané reportée au 29 janvier
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À l’ouverture de l’audience, les avocats de la défense et ceux de la partie civile ont présenté leurs motifs d’appel, avant que la juridiction ne procède à un nouvel interrogatoire du prévenu. À la barre, Dr Mohamed Diané a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui, notamment les faits de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux et d’enrichissement illicite.
L’ancien membre du gouvernement a affirmé que la décision rendue en première instance ne repose sur aucun élément matériel. Il a soutenu que, tout au long de la procédure, aucun document comptable relatif à sa gestion des fonds publics n’a été versé au dossier. Il a également dénoncé le fait d’être poursuivi seul, alors que, selon lui, les services chargés de l’intendance financière n’ont jamais été inquiétés.
Concernant l’enrichissement illicite, Dr Diané a indiqué que la majorité des biens qui lui sont attribués ne lui appartiennent pas. Il a par ailleurs soutenu que la procédure engagée contre lui relève d’une démarche politique visant à porter atteinte à sa réputation.
Sur la question de son patrimoine, l’ancien ministre a déclaré ne détenir aucune parcelle à Conakry. Il a néanmoins reconnu être propriétaire de plusieurs biens, notamment une maison à Missira acquise en 1986, une villa à Sinkèfara, deux terrains non bâtis à Hérémakono et à Karfamoriah, ainsi que des terrains situés à Bordo et à Baladou. Il a précisé que seuls ces deux derniers biens ont été acquis alors qu’il occupait des fonctions ministérielles.
À l’issue des débats, la Cour a prononcé la clôture des échanges et renvoyé l’affaire au 29 janvier pour les plaidoiries et les réquisitions.
Pour mémoire, Dr Mohamed Diané a été condamné en décembre 2024 à cinq ans de prison ferme pour détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite. La juridiction de première instance avait également ordonné le paiement d’une amende de cinq milliards de francs guinéens et de 500 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts en faveur de l’État guinéen, ainsi que la saisie de la plupart de ses biens.
Alkhaly Condé
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