Bann728x90

Le visage de l’Amérique à l’étranger…

Chaque année, des centaines d’Américains répondent à l’appel pour représenter leur pays sur la scène mondiale en tant qu’agents du Service extérieur (Foreign Service Officers). Ce faisant, ils deviennent à la fois les héritiers et les acteurs de l’une des traditions les plus riches et les plus singulières de l’histoire de la diplomatie mondiale.

Les agents du Service extérieur des États-Unis sont le visage de l’Amérique à l’étranger. Affectés dans des ambassades et des consulats partout dans le monde, ils ont pour mission de gérer nos relations avec les pays étrangers, de négocier avec les gouvernements, d’analyser l’impact des dynamiques politiques en évolution sur la place de l’Amérique dans le monde, et de défendre les intérêts américains tant auprès de nos proches alliés que de nos plus farouches adversaires. Il s’agit d’une vocation dont les enjeux sont sans précédent.

Les diplomates américains d’aujourd’hui doivent composer avec les rivalités entre grandes puissances, désamorcer des crises mondiales et protéger les Américains ainsi que leurs intérêts aux quatre coins du globe. Leurs prédécesseurs ont accompli des miracles, évité des apocalypses et fait passé l’Amérique d’une république agricole novice au pays le plus puissant de la Terre.

Ce travail vital place les agents du Service extérieur au cœur de l’illustre tradition diplomatique américaine, une tradition qui s’est avérée indispensable à la sécurité, à la prospérité et aux ambitions mondiales des États-Unis, de leur fondation à nos jours.

Cette vocation est aussi ancienne que l’Amérique elle-même. Au début de l’année 1776, le Congrès continental a envoyé secrètement Silas Deane en France pour entamer des négociations en vue d’obtenir son soutien à la cause de l’indépendance américaine. Six mois après avoir officiellement déclaré l’indépendance des États-Unis vis-à-vis de la Grande-Bretagne, Benjamin Franklin s’est rendu à Paris dans l’espoir de gagner des appuis pour la jeune cause américaine.

Les Français ont soutenu les Américains d’abord de manière clandestine, avant de signer des traités en 1778 reconnaissant officiellement les États-Unis. L’esprit de 1776 a triomphé en 1783 lors de la signature du Traité de Paris, par lequel la Couronne britannique a reconnu les États-Unis comme un État souverain.

Sans des diplomates comme Deane et Franklin, les États-Unis n’existeraient pas. L’histoire de la diplomatie américaine est indissociable de l’histoire de l’Amérique elle-même.

La diplomatie américaine a obtenu le territoire qui allait faire des États-Unis une puissance continentale, négocié les affaires commerciales qui allaient mettre en place la plus grande économie du monde et établi les alliances qui ont fini par faire de l’Amérique le pays le plus puissant du monde. De la doctrine Monroe à la réaffirmation du leadership américain sur le continent, les diplomates ont été au centre des moments les plus décisifs de l’histoire américaine.

Mais au fur et à mesure que l’Amérique s’imposait comme une superpuissance mondiale, le centre d’attention de notre politique étrangère s’est éloigné de notre intérêt national. Les dirigeants comme les diplomates se sont laissés distraire par le multilatéralisme et la gouvernance mondiale.

Séduite par le chant des sirènes de « la fin de l’histoire », la classe politique américaine a perdu de vue l’objectif de notre politique étrangère et, par extension, celui de notre Service extérieur.

L’intérêt national de l’Amérique a succombé sous le poids d’institutions internationales n’étant soumises à aucun contrôle ; le réalisme diplomatique a été remplacé par un idéalisme exalté, et des dogmes idéologiques extrêmes ont supplanté le mérite. Notre classe politique a laissé le Service extérieur de l’Amérique s’atrophier, même si nos concurrents stratégiques s’efforçaient pendant ce temps de saper toujours plus l’ordre unipolaire.

L’histoire n’est pas arrivée à sa fin. Elle continue de s’écrire, et le Service extérieur de l’Amérique doit être à l’avant-scène du façonnement d’un avenir dans lequel l’Amérique conserve sa force, sa souveraineté et l’assurance qu’il lui faut pour poursuivre sans réserve son intérêt national.

Notre époque exige une politique étrangère qui rende l’Amérique plus sûre, plus forte et plus prospère, soutenue par un corps diplomatique d’élite uni autour d’une mission commune. Sous la direction du président Trump, cette mission est claire : placer l’Amérique d’abord.

C’est pourquoi le département d’État prend des mesures pour appuyer les efforts de recrutement du Service extérieur et pour affiner le processus de sélection afin de garantir que notre mission diplomatique soit prête à fournir la réponse de l’Amérique aux défis les plus pressants, de la réorientation des chaînes d’approvisionnement aux migrations de masse, et au-delà.

Sous l’autorité du président Trump, le département d’État a supprimé les excès de la DEI dans le recrutement du Service extérieur et a recentré ses examens d’entrée de manière à mieux évaluer l’intellect et les connaissances pertinentes. Les nouveaux agents reçoivent une formation rigoureuse sur l’histoire diplomatique, les techniques opérationnelles et les principes fondamentaux de la politique extérieure America First, au lieu d’endurer la monotonie bureaucratique. Les agents les plus performants peuvent désormais être promus à des postes de direction plus jeunes, plutôt que de rester bloqués dans les rouages de la bureaucratie. Nous bâtissons un corps diplomatique qui mobilise la puissance américaine pour obtenir des résultats concrets pour notre pays, partout dans le monde.

Benjamin Franklin était peut-être l’un des premiers diplomates de l’Amérique, mais les vertus qu’il incarnait sont les mêmes que celles auxquelles nos diplomates du Service extérieur doivent aspirer encore aujourd’hui. Franklin était sage et plein de tact, charismatique et persuasif, déterminé mais patient. Ses compatriotes ont mentionné sa confiance inébranlable et son sang-froid, même dans les situations les plus critiques. Plus essentiel encore, Franklin faisait montre d’un attachement indéfectible à la cause des États-Unis, ce qui lui donnait la force de mettre ses nombreuses vertus au service d’un pays naissant qui, un jour, l’appellerait son Père fondateur.

Notre ère moderne exige de grands Américains qui tendent vers l’idéal présenté par Franklin ; des hommes et des femmes animés au plus profond d’eux-mêmes par l’amour de la patrie, et qui mettent leur intelligence, leur talent et leur détermination au service de notre pays. Rejoindre le Service extérieur, ce n’est pas seulement être ajouté aux pages de cette riche histoire, mais c’est aussi, à l’instar de Franklin, devenir le visage de l’Amérique et agir sur l’histoire au fur et à mesure qu’elle s’écrit.

 

Marco Rubio

Secrétaire d’État du département d’État Américain