Journée mondiale de la liberté de la presse : Cellou Dalein Diallo tire la sonnette d’alarme sur la situation des médias en Guinée

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Cellou Dalein Diallo a exprimé de vives inquiétudes quant à la dégradation des conditions d’exercice du journalisme en Guinée.

Dans une déclaration rendue publique sur les réseaux sociaux, l’opposant a dénoncé une détérioration d’une liberté qu’il qualifie de fondamentale, estimant que la situation est désormais « alarmante ».

S’appuyant sur les données publiées par Reporters sans frontières (RSF), il a notamment déclaré : « La Guinée est passée du 78e rang en 2024 au 103e rang en 2025, puis au 111e rang en 2026 ».

Selon lui, cette régression s’explique par « une multiplication des atteintes à la liberté d’informer », citant entre autres des censures arbitraires, le brouillage de signaux, des restrictions d’accès à certains sites d’information indépendants, ainsi que des pressions constantes exercées sur les professionnels des médias.

Cellou Dalein Diallo met également en cause le rôle de la Haute Autorité de la communication (HAC). Une institution censée garantir l’équilibre et la régulation du secteur, mais qui, selon lui, se comporte comme « un instrument servile des autorités ».

L’ancien Premier ministre dénonce par ailleurs un climat délétère pour les journalistes. Il affirme que ceux qui tentent de préserver leur indépendance sont exposés à diverses formes de pressions, allant des intimidations aux suspensions, en passant par des poursuites judiciaires et des condamnations arbitraires.

Une situation qui pousse certains professionnels des médias à se taire ou à quitter le pays. Il cite notamment le cas du journaliste Babila Keïta, dont le père aurait été enlevé et reste porté disparu depuis plusieurs mois, en raison des prises de position critiques de son fils depuis l’étranger.

Face à cette situation, Cellou Dalein Diallo appelle à « une prise de conscience urgente et à une mobilisation collective pour restaurer la liberté de la presse en Guinée », rappelant que celle-ci constitue « un pilier essentiel de la démocratie et de l’État de droit ».

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