Les partisans du maire déçu de la commune de Matam, le poumon économique de la capitale guinéenne doivent etre déçus. Lundi lors d’une audition avec ses avocats, la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de ladite Cour avait ordonné la mise en liberté conditionnelle de Badra Koné mais avec le paiement d’une caution de deux (2) milliards GNF, le dépôt de tous ses documents de voyage ainsi que l’interdiction de sortie du territoire guinéen.
C’est contre cette décision qu’Alphonse Charles Wright s’est opposé. Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) s’oppose à la mise en liberté sous contrôle judiciaire d’Aliou Badra Checkna Koné. Il estime que le cautionnement de deux milliards GNF est largement insuffisant au regard du montant présumé détourné.
En outre, il pense que la remise en liberté de Badra Koné pourrait entraver la manifestation de la vérité. Le prévenu aurait même procédé à la dissimulation de certains de ses biens, crois savoir le parquet spécial.
Pour rappel, l’ancien président de la délégation spéciale de Matam est poursuivi au meme titre que plusieurs autres personnes physiques et sociétés, pour des faits présumés de « détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise illégale d’intérêts, conflit d’intérêts, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité », portant sur plus de deux cent quarante (240) milliards GNF.
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