CRIEF: Aladji Cellou, ancien de l’OGP attendu devant les juges

Depuis près de dix-huit mois, c’est un véritable feuilleton qui se joue en Guinée. Depuis la nomination d’Aladji Cellou Camara et de Jean-Marie Coumbassa, respectivement directeur général et directeur général adjoint de l’Office guinéen de publicité (OGP), les Guinéens retiennent leur souffle.

Rarement, dans l’histoire récente de la Guinée, une affaire administrative aura autant captivé les médias et les réseaux sociaux.

Les deux responsables ont finalement été limogés pour « inconduite », selon les termes du décret présidentiel.

Il n’en fallait pas davantage pour livrer le directeur général adjoint à la vindicte populaire, comme si le feuilleton qui se joue n’avait qu’un seul protagoniste à désigner comme responsable.

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase reste, bien évidemment, l’altercation survenue entre les deux dirigeants lors d’une réunion. Il n’en fallait pas plus pour qu’une certaine presse prenne ouvertement position, alors que, selon l’organisation administrative de l’OGP, c’est le directeur général adjoint qui est chargé de la gestion du personnel. Des spécialistes estiment donc qu’il n’était pas normal que le directeur général tienne une réunion en excluant son adjoint. Par ailleurs, il était de notoriété publique que les deux hommes étaient à couteaux tirés à la tête de l’Office guinéen de publicité.

La convocation de Jean-Marie Coumbassa, suivie de son placement sous mandat de dépôt à la Maison centrale, a toutefois permis aux observateurs de constater le parti pris d’une certaine presse, qui présente Coumbassa sous un jour défavorable tout en épargnant largement Aladji Cellou Camara.

Pourtant, les travailleurs de l’OGP savent où se situe la vérité. Toujours est-il que la justice ne s’est pas arrêtée à mi-chemin puisque, selon nos sources, l’ancien directeur général a lui aussi été convoqué, dans un souci d’équité.

En tout état de cause, l’identité du signataire habilité à autoriser les décaissements des fonds publics au sein de cette régie financière de l’État est connue.

Après dix-huit mois de gestion, une question demeure : entre Aladji Cellou Camara et son adjoint, Jean-Marie Coumbassa, qui donnait effectivement les ordres de décaissement des fonds du contribuable guinéen au nom de l’OGP ?

C’est à cette question que la justice guinéenne, à travers la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), devra répondre, au-delà des articles orientés et partisans, de la calomnie et de la propagande.

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