SCANDALE AU SOMMET DU CNT, ENTRE NÉPOTISME D’ÉTAT, PRIMES DE LA HONTE ET L’OMBRE DE LA CRIEF:
De l’anatomie d’un complot financier sur le dos des travailleurs et, comment Dr Dansa Kourouma a orchestré le hold-up du siècle en piégeant la Vice-Présidente du CNT ?
Au Conseil National de la Transition (CNT), le vernis des grands discours sur la refondation des institutions vient de voler en éclats.
En effet , derrière les sourires de façade et la solennité des plénières se cachait un système de prédation financière et de manipulation politique d’une violence inouïe.
Au cœur de ce séisme qui secoue l’administration parlementaire, une question brûle toutes les lèvres :
Dans ce dernier scandale qui secoue encore le CNT avec l’interim de la Vice-Présidente, celle-ci est-elle témoin impuissant ou la victime désignée d’un piège machiavélique minutieusement tendu par l’ ex president du CNT le Dr Dansa Kourouma avant sa démission ?
Les faits, têtus et accablants, révèlent les coulisses du plus grand bourbier financier de l’histoire du Parlement guinéen.
● 1. Quatre ans d’un absolutisme managérial sans partage de DR DANSA KOUROUMA avec une marginalisation méthodique.
Pendant quatre longues années, le Dr Dansa Kourouma n’a partagé ni le pouvoir ni les clés de la cassette institutionnelle. Foulant aux pieds les règles les plus élémentaires de la gouvernance systémique et participative, il a régné en maître absolu, entouré d’un cercle restreint de fidèles et de courtisans.
La Vice-Présidente de l’institution, pourtant deuxième personnalité du CNT, a été systématiquement et délibérément tenue à l’écart de toute gestion réelle. Qu’il s’agisse des ressources financières, de l’attribution du matériel ou des mouvements du personnel, tout était centralisé à la présidence.
Cette mise à l’écart n’avait rien d’un hasard car, elle constituait la première phase d’une stratégie d’isolement visant à priver la Vice-Présidente de toute visibilité sur les flux financiers de l’institution.
● 2. Le plan de verrouillage et le piège de l’intérim.
Lorsque le Dr Dansa Kourouma décide de démissionner pour se porter candidat aux futures élections législatives, son plan de retrait est loin d’être une simple formalité administrative mais un plan de verrouillage total.
Par une décision unilatérale et cynique, il octroie deux mois de congés aux conseillers nationaux et un mois à l’administration parlementaire, démantelant de facto le fonctionnement normal du CNT pour tout confier au Secrétaire Général, son homme de confiance qui est le vrai bourreau marionnette prêt à tout pour piocher illicitement en tout et partout.
L’objectif était clair, paralyser l’institution pour empêcher tout audit immédiat et, d’ailleurs, c’est uniquement par pur devoir républicain et par responsabilité face à la nation que la Vice-Présidente a choisi de braver cette décision unilatérale pour accepter d’assurer l’intérim.
Elle entrait, sans le savoir, dans un schéma destructeur conçu pour lui faire porter le chapeau de la gestion catastrophique accumulée car, malgré son départ officiel, le Dr Dansa Kourouma est resté aux commandes à distance, activant sa cellule de complices logée au Secrétariat Général et au pôle financier.
● 3. La liste de la honte et primes de carburant coupées et distribution clientéliste d’une prime spéciale.
Le scandale culmine avec la gestion des primes car, alors que les primes légitimes de carburant dues aux cadres et techniciens dévoués ont été volontairement suspendues et sous prétexte d’austérité, une caisse noire de « primes spéciales » a été improvisée.
Le Secrétaire Général au coeur de cet autre scandale a ouvert le bal des privilèges en s’octroyant illégalement une place sur la liste des conseillers nationaux pour capter la somme astronomique de 500 000 000 FG, du jamais vu.
Plus cynique encore, le réseau prédateur piloté en sous-main par le président démissionnaire a dressé une liste d’environ 140 cadres bénéficiaires de montants farfelus, oscillant entre 40 000 000 et 100 000 000 FG avec aucun critere objectif d’attribution et aucun, si ce n’est le degré de courtisanerie politique ou les liens de parenté.
De simples assistants, fraîchement recrutés sur des bases purement clientélistes, se sont vu attribuer 40 000 000 FG. Des agents divisionnaires ont empoché 80 000 000 FG et, pendant ce temps, les directeurs opérationnels et leurs adjoints, piliers techniques qui portent l’institution depuis quatre ans, ont été royalement ignorés.
● 4. Le cri de détresse des opprimés avec ces témoignages anonymes de l’intérieur du CNT
︎ Témoignage 1 : Un Directeur Opérationnel, usé et humilié: « C’est une insulte absolue à notre compétence et à notre dignité. Nous avons passé quatre ans à rédiger des rapports, à structurer les textes et à veiller au grain, souvent jusqu’à des heures indues. Voir aujourd’hui des assistants sortis de nulle part, recrutés uniquement parce qu’ils sont les cousins ou les obligés du clan de Dansa, repartir avec 40 ou 80 millions de francs guinéens alors que nous n’avons pas touché un seul centime, c’est insupportable. Le Dr Dansa a détruit la méritocratie au CNT. »
︎ Témoignage 2 : Un Agent de l’Administration Parlementaire, privé de ses droits: « On nous coupe nos primes de carburant sous prétexte que les caisses sont vides, puis on nous impose des congés forcés pour nous éloigner des bureaux pendant qu’ils se partagent le gâteau. Tout a été verrouillé pour que personne ne voie passer les documents comptables. Ils ont traité l’administration du CNT comme leur plantation privée. »
︎ Témoignage 3 : Un Cadre Anonyme du Pôle Financier, sous le choc: « La Vice-Présidente a été piégée de la manière la plus lâche. Quand le document de répartition comptable est arrivé sur sa table, elle a longuement hésité. Elle sentait que l’opération était hautement suspecte et problématique. Mais le Dr Dansa lui-même lui a mis la pression, lui certifiant de vive voix que tout était conforme, réglementaire et normal. Elle a signé de bonne foi.Aujourd’hui, le problème éclate et Dansa fait mine de n’avoir rien signé, se lavant les mains comme Ponce Pilate. C’est de la sorcellerie politique et, en interne, c’est la panique totale, les documents brûlent les doigts de tout le monde. ».
● 5. L’heure des comptes car, la CRIEF déjà saisie, le système rusque de s’effondre et des têtes devraient tomber .
La manœuvre de trop a fini par provoquer l’incendie car, face à cette spoliation à ciel ouvert, le syndicat des travailleurs du CNT a immédiatement réagi.
Une assemblée générale électrique a débouché sur des manifestations spontanées au sein de l’institution, brisant la chape de plomb imposée depuis des années.
La justice a enfin été saisie de ce dossier explosif et, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a ouvert une enquête pour détournement de deniers publics, corruption et népotisme. Le Secrétaire Général et le pool financier sont convoqués dès aujourd’hui devant les magistrats pour s’expliquer sur les circuits financiers occultes de cette distribution de billets de banque.
Toute fous, les manœuvres sont encours pour corrompre le Secrétaire general du syndicat qui a commencé a adoucir le ton et la hargne .
En conclusion, l’État est cette fois face à ses responsabilités et le Dr Dansa Kourouma apparaît aujourd’hui comme le principal architecte d’un système criminel de prédation qui a mis à genoux l’honneur du Parlement guinéen.
Feindre l’innocence aujourd’hui alors que la liste des bénéficiaires a été entièrement rédigée et validée par ses soins est une imposture que l’opinion publique ne saurait tolérer.
Face à la gravité de cette crise sans précédent, l’État guinéen doit prendre des mesures conservatoires immédiates en commanditant immédiatement et urgemment des audits approfondis et indépendants de la gestion financière, matérielle et humaine des quatre années de gouvernance de Dr Dansa KOUROUMA au CNT, c est une exigence nationale.
Le peuple de Guinée, au nom de la refondation promise, exige que toute la lumière soit faite et que les coupables, quel que soit leur rang, répondent de leurs actes devant la justice.
Equipe de Journaliste investigateur.