L’URTELGUI appelle les médias privés à ne plus diffuser les contenus musicaux injurieux

Conakry, 19 juillet 2026 – L’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) a exprimé sa vive préoccupation face à la multiplication, sur les antennes des médias audiovisuels privés, de contenus musicaux jugés injurieux, notamment les « clashs » qui, selon elle, dépassent le cadre de la création artistique pour tomber dans la diffamation, les attaques personnelles et le manque de respect.

Dans une note adressée aux membres de son Bureau exécutif, ainsi qu’aux promoteurs, directeurs généraux et directeurs des programmes des radios et télévisions privées, l’organisation rappelle que les médias ont avant tout une mission d’éducation, d’information et de sensibilisation.

Selon l’URTELGUI, la radio et la télévision ne doivent pas être de simples espaces de divertissement. Elles jouent un rôle majeur dans la formation de l’opinion publique et dans l’éducation de la jeunesse. À ce titre, la musique diffusée sur les antennes est appelée à promouvoir des valeurs de conseil, de sensibilisation, de rassemblement et de cohésion sociale.

L’organisation souligne également que si le droit d’auteur protège la création artistique et l’originalité des œuvres de l’esprit, cette protection ne saurait couvrir les propos diffamatoires ou injurieux. Elle rappelle que l’article 363 du Code pénal guinéen réprime la diffamation et l’injure publiques, estimant qu’une œuvre portant atteinte à l’honneur ou à la dignité d’une personne relève du délit et non de la liberté artistique.

Face à cette situation, l’URTELGUI invite l’ensemble des radios et télévisions privées membres à renforcer leur vigilance éditoriale. Elle leur demande notamment de ne plus diffuser les chansons ou extraits contenant des injures, des propos diffamatoires ou des attaques personnelles, d’exercer un contrôle rigoureux des contenus avant leur diffusion et d’éviter d’offrir une tribune aux auteurs de productions musicales contraires à l’éthique et à la loi.

L’organisation précise toutefois que le « clash » artistique n’est pas remis en cause lorsqu’il demeure dans les limites du respect, de la créativité et de l’intelligence des mots. En revanche, elle estime qu’il perd toute légitimité dès lors qu’il porte atteinte à la dignité des personnes ou enfreint les dispositions légales.

En conclusion, l’URTELGUI lance un appel à la responsabilité des professionnels des médias afin que les radios et télévisions ne deviennent pas des relais de la haine, du dénigrement ou de la violence verbale. Elle invite ses membres à préserver la crédibilité des médias, à protéger la jeunesse et à veiller au strict respect de la loi ainsi que des principes déontologiques qui encadrent la profession.

Le Bureau exécutif de l’URTELGUI affirme compter sur le professionnalisme et le sens des responsabilités de l’ensemble de ses membres pour assurer l’application effective de ces recommandations.