Infrastructures : la Guinée mobilise 300 millions d’euros pour moderniser un corridor routier stratégique en Moyenne-Guinée

La Guinée franchit une nouvelle étape dans le financement de ses infrastructures de transport. Le gouvernement a obtenu un financement de 300 millions d’euros destiné à la construction de la route Labé–Tougué–Bafing, un axe considéré comme stratégique pour le développement économique de la Moyenne-Guinée.

L’accord de financement a été signé ce mercredi 22 juillet 2026, marquant le lancement d’un projet appelé à améliorer la connectivité entre plusieurs préfectures et à renforcer les échanges économiques dans cette partie du pays.

D’une longueur de 160,303 kilomètres, la future route reliera Labé à Bafing en passant par Tougué. Le projet comprend également la réalisation de la bretelle Banti–Koubia ainsi que la construction d’un pont sur le fleuve Bafing, des ouvrages destinés à fluidifier la circulation et à sécuriser les déplacements.

Pour les autorités, cette infrastructure répond à un double enjeu : réduire l’enclavement des zones à fort potentiel agricole et améliorer les conditions de transport des marchandises. L’objectif est de faciliter l’écoulement des productions locales vers les principaux marchés, tout en stimulant les échanges commerciaux et les investissements dans la région.

Au-delà de son impact économique, le projet devrait également contribuer à améliorer la mobilité des populations en réduisant les temps de trajet et en facilitant l’accès aux services essentiels.

Le montage financier réunit plusieurs partenaires, dont Bank of Africa United Kingdom Plc et la Banque islamique de développement (BID), qui participent au financement de cette infrastructure. Cette opération illustre la volonté des autorités de diversifier les sources de financement pour accélérer la modernisation du réseau routier national.

Avec ce nouvel investissement de 300 millions d’euros, le gouvernement poursuit sa stratégie de développement des infrastructures, considérées comme un levier essentiel de croissance, d’intégration territoriale et de valorisation du potentiel économique des régions de l’intérieur.

Daouda Yansané