Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya remanie son équipe

Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à un vaste remaniement de l’administration présidentielle et de plusieurs fonctions clés de l’État. Les décrets, rendus publics dans la soirée du jeudi 30 juillet à la télévision nationale, traduisent une volonté de renforcer l’organisation de la Présidence et d’ajuster le dispositif gouvernemental.

Parmi les principales nominations figure celle du général de brigade Mouhammad Amine Camara, désormais chef d’État-Major particulier du président de la République. Cette désignation intervient dans un contexte de réorganisation des structures de commandement et de coordination au sein de la Présidence.

Le cabinet présidentiel connaît également une évolution notable avec l’arrivée de Fodé Amadou Fofana, économiste de formation, qui prend les fonctions de chef de cabinet du chef de l’État. Il aura pour mission d’assurer la coordination des activités du cabinet présidentiel et le suivi des dossiers stratégiques.

Sur le plan de la communication gouvernementale, Faya François Bourouno, précédemment ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, est nommé porte-parole du Gouvernement. Il sera épaulé par Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, qui devient porte-parole adjoint du Gouvernement.

Autre nomination majeure, Dr Bernard Goumou rejoint la Présidence en qualité de conseiller principal avec rang de ministre d’État, une responsabilité qui le place parmi les principaux collaborateurs du chef de l’État.

Le président de la République a par ailleurs confirmé Djiba Diakité dans ses fonctions de ministre directeur de cabinet de la Présidence, tandis qu’Amara Camara est nommé ministre secrétaire général de la Présidence de la République. Ce dernier conserve également ses attributions de porte-parole de la Présidence.

À travers cette série de décrets, les autorités entendent consolider le fonctionnement des institutions et renforcer l’efficacité de l’appareil présidentiel. Cette nouvelle configuration marque une étape importante dans l’organisation de l’exécutif et pourrait avoir un impact sur la conduite des réformes engagées par les autorités de la transition.

Daouda Yansané