Dans la lutte contre le Sida, il faut dire que les campagnes de sensibilisation qui rythmait autrefois le quaotidien des guinéens se font de plus en plus rare. Au point que l’on a l’impression que cette maladie a disparue des radars. Que non. Elle continue de faire toujours des ravages dans la société guinéenne. Ainsi, lors de la 12ᵉ assemblée générale ordinaire du Comité national de lutte contre les IST/Sida (CNLS), le secrétaire exécutif, Dr Abass Diakité a souligné que les nouvelles infections sont passées de 6 809 en 2020 à 3 875 en 2025. Ajoutant que les nouvelles infections ont chuté de 6 809 en 2020 à 3 875 en 2025, soit une réduction de 43 %.
Le nombre de décès au VIH/Sida a également connu une baisse, passant de 5 984 en 2020 à 3 916 en 2025, soit une réduction de 34 % ». Le nombre de patients bénéficiant de traitement antirétroviral est passé de 88 132 en 2024 à 105 498 en 2025. Dans ce lot, 66 260 ont bénéficié d’une mesure de leur charge virale, soit un taux de 63 %. « 59 102 ont une charge virale supprimée, soit 89 % . Le taux de dépistage s’élève à 82 %, tandis que la mise sous traitement antirétroviral atteint 98 % et la suppression virale 89 %.
Ainsi, la Guinée présente selon lui des avancées sur les objectifs dits « 95-95-95 », qui constituent l’un des principaux repères de la riposte mondiale contre le VIH.
Toutefois, des problèmes restent nombreux chez les populations qui restent exposées au VIH.
Ainsi, chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la prévalence est passée de 11,4 % en 2018 à 9,8 % en 2022. Chez les femmes enceintes, elle est passée de 1,5 % en 2020 à 1,3 % en 2022
Chez les professionnelles du sexe, elle a diminué de 10,7 % à 4,9 % .
Pour les personnes qui s’injectent des drogues, la prévalence s’établissait à 3,6 % en 2022.
Naby Camara