Rentrée scolaire : Aboubacar Soumah hausse le ton et pose ses conditions

À l’approche de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre 2026, le climat social se tend dans le secteur éducatif guinéen. Réunie lundi 21 septembre au siège du SLECG, à Donka, l’Intersyndicale de l’Éducation a dénoncé plusieurs engagements gouvernementaux qu’elle estime non respectés.

Au cœur des revendications figure le recrutement direct des enseignants contractuels dits « moyenneurs ». Les syndicats réclament l’application du protocole d’accord du 3 janvier 2026, sans nouveau concours ni procédure supplémentaire pour les candidats concernés.

L’Intersyndicale exige également le déblocage des salaires de nombreux enseignants restés impayés depuis 2023 ou 2024, ainsi que la finalisation du statut particulier de l’éducation, dont l’adoption accuse, selon elle, plusieurs mois de retard.

La régularisation administrative et le reclassement des enseignants réengagés ou promus après des formations figurent également parmi les priorités syndicales.

Face à ces blocages, Aboubacar Soumah appelle directement le gouvernement à agir. Selon le doyen du SLECG, une rentrée apaisée dépend du respect des engagements pris par les autorités.

Il prévient qu’en l’absence d’avancées concrètes avant le 5 octobre, l’ouverture des classes pourrait être compromise sur l’ensemble du territoire national.

Alkhaly Condé