Circulation : la Guinée interdit l’usage abusif des gyrophares et sirènes

Les autorités guinéennes veulent mettre fin à l’usage abusif des gyrophares et des avertisseurs sonores sur les voies publiques. Un arrêté conjoint des ministères de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile encadre désormais strictement la possession et l’utilisation de ces dispositifs sur l’ensemble du territoire.

Lu sur les antennes de la Radio Télévision Guinéenne (RTG) ce mardi 29 septembre 2026, l’arrêté conjoint vise à mettre de l’ordre dans l’utilisation des avertisseurs lumineux et sonores, dont l’usage s’est largement répandu parmi les usagers de la route.

Désormais, l’utilisation de ces dispositifs est réservée à un nombre limité de personnalités et de véhicules autorisés.

Des personnalités et services clairement identifiés

Selon le nouvel arrêté, plusieurs hauts responsables de l’État sont autorisés à utiliser les gyrophares et sirènes dans le cadre de leurs fonctions officielles. Il s’agit notamment du Président de la République, des Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, du Premier ministre, ainsi que des ministres chargés de la Défense nationale, de la Sécurité et de l’Administration du territoire.

Le ministre en charge des Affaires étrangères bénéficie également de cette prérogative dans l’exercice de ses fonctions officielles.

Sur le plan opérationnel, l’usage des avertisseurs lumineux et sonores reste autorisé pour les véhicules des forces de défense et de sécurité — notamment l’Armée, la Gendarmerie, la Police et la Protection civile — lorsqu’ils sont engagés dans des missions nécessitant leur utilisation.

Les ambulances et les corbillards figurent également parmi les véhicules autorisés à disposer de ces équipements.

Possession et installation désormais interdites

L’article 4 de l’arrêté prévoit une interdiction générale de détenir, d’installer ou de faire installer des avertisseurs lumineux et sonores sur les véhicules circulant sur la voie publique.

Une exception demeure toutefois possible lorsqu’une dérogation est expressément accordée par les autorités ministérielles compétentes.

Cette disposition s’applique à l’ensemble des usagers de la route, indépendamment du statut ou de la fonction du propriétaire du véhicule.

Des sanctions annoncées

Les autorités préviennent que les personnes qui ne respecteront pas ces nouvelles dispositions s’exposent à des sanctions administratives, mais également à des poursuites judiciaires.

La mise en œuvre de l’arrêté est immédiate. Elle a été confiée aux chefs d’état-major, aux commandants de la Gendarmerie ainsi qu’aux directeurs généraux de la Police et de la Protection civile.

À travers cette mesure, les autorités entendent ainsi mieux encadrer l’utilisation des gyrophares et sirènes et mettre un terme à leur usage non autorisé sur les routes guinéennes.

Alkhaly Condé