Guinée : 217 condamnés bénéficient d’une grâce présidentielle à l’occasion des 68 ans de l’Indépendance
À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a accordé une remise totale de peine à 217 personnes condamnées par différentes juridictions du pays. La mesure a été officialisée par un décret rendu public ce vendredi 2 octobre 2026.
Une décision présidentielle qui intervient dans le cadre des commémorations de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Au total, 217 condamnés sont concernés par cette mesure de grâce, qui entraîne une remise totale de leur peine privative de liberté.
Selon le décret présidentiel, les bénéficiaires sont issus de plusieurs tribunaux de première instance, notamment ceux de Kaloum, Dixinn, Mafanco, Coyah et Kindia.
Les personnes concernées avaient été condamnées pour des infractions de nature diverse, allant du vol et de l’abus de confiance à l’escroquerie, en passant par des infractions liées aux stupéfiants, à la destruction de biens, aux violences ou encore à l’usurpation de titre.
Plusieurs dizaines de condamnés issus du tribunal de Kaloum
Parmi les bénéficiaires figurent plusieurs personnes condamnées par le Tribunal de première instance de Kaloum.
La liste comprend notamment Moriba Kpogomou, condamné pour viol, Alseny Sylla, Mohamed Bangoura et Gibril Touré, poursuivis pour vol, ainsi qu’Alexandre Camara, condamné pour recel.
D’autres condamnés avaient été reconnus coupables d’infractions telles que le trafic illicite de migrants et l’escroquerie, l’usurpation de titre et de fonction, la destruction de biens publics ou privés, l’abus de confiance et la détention ou la vente de substances psychotropes.
Le décret cite également Mamadou Aïssata Bah, condamné pour diffamation et diffusion de fausses informations contre le chef de l’État.
Une longue liste au Tribunal de Dixinn
Le Tribunal de première instance de Dixinn représente une part importante des bénéficiaires de la mesure présidentielle.
La liste comprend notamment des personnes condamnées pour tentative de vol, vol aggravé, abus de confiance, escroquerie, destruction de biens, menaces, violences et voies de fait.
Certaines condamnations concernent également des infractions liées à la consommation ou à la vente de chanvre indien.
Parmi les noms figurant dans le décret, on retrouve notamment Mamadou Diallo, Ibrahima Sory, Sékou Bangoura, Gbanan Toukitey, Ismaël Bah, Amadou Diallo, Amadou Sadio Sow, Aboubacar Soumah, Abdoulaye Sylla, Mohamed Sylla et Ibrahima Diallo, entre autres.
Le document officiel mentionne également des condamnations pour des faits plus graves, notamment des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ainsi que des infractions liées à la détention d’armes.
39 bénéficiaires au Tribunal de Mafanco
Le Tribunal de première instance de Mafanco compte également plusieurs bénéficiaires de la grâce présidentielle.
La liste comprend notamment Lamine Sow, Kamba Eli Bonomou, Kerfalla Diallo, Adama Diallo, Ibrahima Sory Soumah, Karim Doumbouya, Abdoulaye Diallo et Yacouba Camara.
Les condamnations concernent principalement des faits de vol, mais également le trafic et la consommation de stupéfiants, le recel, l’escroquerie, l’abus de confiance, l’association de malfaiteurs et l’usurpation de titre et de fonction.
Parmi les bénéficiaires figurent également Souleymane Barry alias Coyle, condamné pour association de malfaiteurs et vol aggravé, ainsi que plusieurs personnes condamnées pour tentative de vol.
Une mesure qui couvre plusieurs juridictions
Au-delà de Kaloum, Dixinn et Mafanco, le décret présidentiel concerne également des condamnés relevant des tribunaux de première instance de Coyah et de Kindia.
La mesure prévoit une remise totale des peines privatives de liberté pour les 217 personnes visées.
Cette grâce présidentielle intervient à l’occasion de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, proclamée le 2 octobre 1958.
La liste nominative des bénéficiaires, annexée au décret, détaille pour chaque personne la juridiction concernée ainsi que les faits ayant donné lieu à la condamnation.
La décision présidentielle permet ainsi aux personnes concernées de bénéficier de l’effacement de leur peine privative de liberté, conformément aux dispositions du décret rendu public ce vendredi 2 octobre 2026.
Alkhaly Condé