Affaire Ecobank Guinée : sept ans de prison requis contre une avocate et deux huissiers

Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a requis sept ans d’emprisonnement, 50 millions de francs guinéens d’amende par prévenu et trois ans d’interdiction d’exercer contre une avocate et deux huissiers de justice poursuivis dans l’affaire Ecobank Guinée. Le verdict est attendu le 28 octobre 2026.

La procédure judiciaire visant Me Halimé Saad Chaloub, avocate, ainsi que les huissiers de justice Me Sory Daouda Camara et Me Mandjou Sangaré a franchi une nouvelle étape ce lundi 19 octobre 2026, devant la CRIEF. L’audience a été consacrée aux réquisitions du ministère public et aux plaidoiries des différentes parties.

Poursuivis à la demande d’Ecobank Guinée, les trois prévenus sont accusés notamment d’escroquerie au jugement, de faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques, d’usurpation de titre et de fonctions, ainsi que de complicité.

À l’issue de ses réquisitions, le parquet spécial, représenté par les substituts du procureur Biwon Millimono et Pierre Segbé Kamano, a demandé à la Cour de déclarer les prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés.

5 millions de dollars et 20 milliards de GNF réclamés

De son côté, Ecobank Guinée, représentée par Me Pépé Antoine Lamah, réclame la condamnation solidaire des prévenus au paiement de 5 millions de dollars américains, auxquels s’ajoutent 20 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Les deux huissiers sont en détention depuis leur placement sous mandat de dépôt, le 29 septembre dernier. Me Halimé Saad Chaloub se trouve, quant à elle, hors du territoire guinéen.

La décision de la chambre de jugement de la CRIEF est attendue le 28 octobre prochain. D’ici là, les prévenus restent présumés innocents.

Alkhaly Condé