Dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 novembre 2023, plusieurs accusés du procès du massacre du 28 septembre 2009 se sont évadés. Parmi eux, Moussa Dadis Camara, président chef de la junte au pouvoir en 2009 et principal accusé. La FIDH (Fédération internationale pour les droits humains), l’OGDH et l’AVIPA, ses organisations membre et partenaire en Guinée, appellent le gouvernement à assurer la sécurité de ce procès historique et s’inquiètent de la situation sécuritaire dans le pays. Une évasion violente, orchestrée de l’extérieur: le plus grand procès de l’histoire de la Guinée menacé. Parmi les échappés figuraient Moussa Dadis Camara ancien président chef de la junte au pouvoir en 2009, Claude Pivi, son ministre de la sécurité présidentielle, Moussa Thiégboro Camara, alors secrétaire d’état en charge de lutte contre le grand banditisme, la drogue et des services spéciaux, et Blaise Gomou, collaborateur direct de Moussa Thiégboro Camara. En date du 7 novembre 2023, seul Claude Pivi n’a pas encore été capturé tandis que la cavale des trois autres n’aura duré que quelques heures. La FIDH et ses organisations membres et partenaires appellent les autorités guinéennes à faire toute la lumière sur ces événements d’une extrême gravité qui ébranlent la confiance des parties prenantes dans la conduite du procès du 28 septembre. La sécurité des populations civiles doit être garantie et en particulier celle des victimes
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