Pouvoir législatif : Damaro tire à boulet rouge sur Dansa Kourouma

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la prison n’a eu raison de l’ancien président de l’assemblée nationale du moins sa témérité. A la barre de la cour de répression des infractions économiques et financières lundi, l’ancien Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara en parlant des contrats publics a jeté une grosse pierre dans la cour de celui qui lui a  succédé au palais du peuple, siège du parlement guinéen, Dr Dansa Kouroum, président du Conseil National de la transition:
 » il y a un chèque de 291 millions GNF que j’ai signé pour la réalisation des poteaux et de 117 millions GNF pour les levées topographiques et la réalisation de tous les détails de la facture… Mais la SEG n’a pas pu faire les travaux en notre temps parce qu’entre temps, il y a eu le coup d’Etat du 5 septembre 2021. C’est le CNT qui a dû le faire avec un montant d’un peu plus de 1 milliards 800… « 
Dr Dansa Kourouma à qui Damaro reproche de se servir dans les six milliards restés dans les comptes du parlement à la banque centrale appréciera sans doute.
En ce qui concerne les titres des propriétés de Damaro au pays de l’Oncle Sam aux États-Unis, il y a eu quelques passes d’armes entre l’avocat de l’État  et l’accusé sur des doutes: . » La date se trouvant sur les titres originaux en anglais est différente de celle sur les papiers traduites en français. Tantôt c’est 2012 tantôt ces 2013. Cette différence nous fait douter de l’authenticité de ces pièces:, souligne Me Baben Camara.
Et Amadou Damaro Camara de répliquer: « elles ne font pas l’object de cette poursuite dans cette procédure. 2012 ou 2013. Ce n’est pas votre problème parce que je les ai acquis bien avant d’être au CNT. Donc, avant l’affaire des 15 milliards. J’ai acquis la plupart de mes biens dans le année 90″.
Toujours dans sa tentative de se soigner à  l’image du Saint homme, Damaro a indiqué  » Il s’est passé ce qui s’est passé, mais j’ai renoncé à mes faveurs de président d’Assemblée. J’ai renoncé à un milliard huit cents millions (1.800.000.000) pour sauver ce don. C’est malheureux aujourd’hui de me retrouver ici pour cette bonne action… « .
Alkhaly Condé