La vie est synonyme d’espoir, nous enseigne un dicton populaire. Et un philosophe affirmait également dans ses réflexions que « la véritable mesure d’un homme n’est pas dans la manière dont il se comporte dans les moments de confort et de convenance, mais dans la manière dont il se tient dans les moments de défi et de controverse ».
Il faut le dire tout net. Les trois dernières années ont été difficile voire très difficile pour la majorité des guinéens qui triment jour et nuit à la recherche du quotidien devenu de plus en plus introuvable.
En clair, contrairement aux Philosophes qui aimaient dire que les difficultés du passé deviennent toujours des causes déterminantes des succès à venir et la victoire finale ne s’obtient que par une série de défaite, la junte militaire au pouvoir depuis le 5 septembre 2021 n’a tiré aucune leçon du passé.
« Dans l’histoire de l’humanité, les peuples qui ont su saisir des faits historiques endogènes à eux pour construire leur réputation aux yeux du monde, mieux pour définir leur identité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leurs frontières, sont les peuples qui ont su tracer les sillons propres à eux et reconnus comme tels par tous les pays du monde ».
Cette réflexion qui invite à tirer les leçons du passé pour construire l’avenir n’a jamais été une préoccupation pour Mamady Doubouya et les siens.
Aujourd’hui en Guinée, la chose la mieux partagée reste la peur pour tous les citoyens qui se disent, mais à quand moi aussi je serai kidnappé, porté disparu…les formes de criminalité pour faire disparaitre les politiques, activistes de la société civile, défenseurs des droits de l’homme et tous ceux qui ne veulent pas ou ne partagent pas « la refondation » et le fameux et fumant Projet Simandou 2040 sont envoyés à l’abattoir…
Les formes de criminalités se multiplient à un rythme accéléré. Ils sont nombreux ceux qui se demandent : que sont-ils devenus : Oumar Sylla Foniké Menguè, Billo Bah, Sadou Nimagan, le journaliste Habib Marouane Camara qui sont portés disparus.
Que dire des cas comme celui du général Sadiba Coulibaly, du colonel Pépé Célestin Bilovogui. Sans compter les personnes anonymes.
Nombreux sont les journalistes qui sont aujourd’hui réduits au silence sans aucune autre forme de procès. Le tout avec la complicité du Premier Ministre Amadou Oury Bah, des membres du gouvernement, du Conseil National de Transition et autorités morales et religieuses.
Pour notre part, puisque la vie est faite d’espoir, souhaitons que ces drames cités plus haut soient derrière nous. Que ces crimes soient un lointain souvenir pour les guinéens.
Que 2025 sorte la Guinée de sa léthargie en transformant les difficultés du passé en Paix et Pain pour tous les guinéens.
Votre quotidien en ligne Guineelive réaffirme son engagement à vous servir dans les règles de l’art pour que vive la liberté de la presse et les droits humains.
Bonne et heureuse année 2025 à toutes et à tous
La Rédaction de Guineelive